‹ L'Université de Paris et les Jesuites, XVIe et XVIIe sièclesChapitre 51 sur 178 · CHAPITRE YI · texte numérisé non relu

CHAPITRE YI

LES JÉSUITES ET l'uXIVEP.SITÉ PENDANT LA LIGUE

Les hoslilités continuent entre l'Université et les Jésuites, pendant les guerres de religion. — Une sorte de trêve se produit durant la Ligue. — L'Université se dépeuple et ses collèges sont déserts. — Les deux compagnies s'associent à tous les excès des factions. — Les Jésuites se compromettent dans l'attentat de Barrière. — ■ Ils refusent de se rallier à Henri IV, après son abjuration, tandis que l'Université fait éclater sa soumission, dès la rentrée du roi à Paris.

L'appointement ordonné par le Parlement marquait la fin du premier procès soutenu par les Jésuites contre l'Université de Paris ; mais il laissait la porte ouverte àtoutes les espérances, et chacune des parties, au lieu de désarmer, épia l'occasion favorable pour recommencer la lutte.

C'est ainsi que l'Université sollicita vainement le premier président, pour faire reprendre la cause en audience publique et obtenir jugement. Christophe de Thou refusa de se prêtera ses désirs.

Tous les regards se tournèrent alors vers la cour de France, qui n'était pas encore de retour du long voyage à travers les provinces entrepris dès l'année précédente. Après avoir visité la Champagne, la Lorraine, la Bourgogne, Lyon, Marseille, Avignon, Toulouse et Bordeaux, Catherine de Médicis et Charles IX étaient arrivés à Rayonne, où ils avaient rencontré Elisabeth de France, reine d'Espagne, qu'accompagnait l'un des lieutenants de Philippe IT, le duc d'Albe (mai 1565). Les protestants, qui vivaient dans une perpétuelle défiance des sourdes intrigues de Catherine, crurent qu'elle avait provoqué cette entrevue pour rechercher, dans des entretiens secrets, les meilleurs moyens

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