Les études classiques avant la Révolution, p
-lo6 l'université de paris et les jésuites
C'est celui qu'on trouve chez les Jésuites; ils amusent Fàme '. » Le système d'éducation de la Société n'en a pas moins réuni, au wn" siècle, les suffrages d'esprits éminenls. « Pour ce qui regarde l'instruction de la jeunesse, disait Bacon -, il n'y a qu'un mot à dire : consultez les classes des Jésuites, car il ne se peut rien faire de mieux. » Descartes, qui avait été élevé par eux, faisait leur éloge, avec l'autorité de ses souvenirs personnels. 11 estimait leur collège de La Flèche <( une des plus célèbres écoles de l'Europe, où il pensait qu'il devait y avoir de savants hommes, s'il y en avait en aucun endroit de la terre ». C'était là, il n'en faut pas douter, le sentiment des grandes familles de la noblesse et de la bourgeoisie, qui envoyaient en foule leurs enfants étudier chez les Jésuites.
Le caprice de la mode et les transports d'un engouement aveugle ne suffisent pas à expliquer un tel succès. Le savoir-faire et les pratiques ingénieuses des Pères y eurent sans doute une grande part; mais c'est dans la discipline qu'il faut voir leur principale et maîtresse qualité , la véritable raison de leur triomphe.
La discipline intérieure des collèges n'a pas été négligée dans la réforme de 1600; mais l'Université est restée, sur ce point, bien inférieure à ses rivaux. Dans tous ses règlements règne un esprit de sévérité trop inflexible. Les punitions corporelles sont loin d'être abolies, quoiqu'on recommande aux maîtres d'user d'une fermeté aussi éloignée des pratiques brutales des anciens temps que d'une indulgence excessive. Aucune récréation n'est accordée, ni après, ni avant le dîner : il faut arriver jusqu'en 1626 pour trouver un règlement qui permette aux principaux de laisser jouer les écoliers une fois la semaine, et, en été, de leur accorder une heure après le dîner, les mardis et jeudis ^ Les jours de repos ne sont octroyés qu'avec la plus grande réserve. Les chefs de collège doivent se contenter des fêles établies par l'Église; et, même pendant ces fêtes, les écoliers ne sont pas entièrement oisifs. Quant aux vacances de la fin de l'année, elles durent à