‹ L'Université de Paris et les Jesuites, XVIe et XVIIe sièclesChapitre 9 sur 178 · Du Boulay. t. III, p · texte numérisé non relu

Du Boulay. t. III, p

2. iJeniQe, loc. cit., p. "S. — Mémoires de la Sociélc. de l'Histoire de Paris^ t. X, p. 215.

trois mois, et les procureurs des Nations furent d'abord nommés pour un mois seulement.

Les étudiants étaient exclus de toutes les assemblées. 11 fallait être maître es arts pour participer aux délibérations di; la Faculté des arts, et docteur pour être admis aux délibérations des autres Facultés. L'Université de Paris était donc une républi(iue fédérative de maîtres ou de professeurs, et non pas une république d'étudiants.

Les assemblées générales se tenaient ordinairement dans le cloître des Mathurins; elles étaient convoquées et présidées par le recteur, qui exposait le sujet de la délibération. Les sept compagnies en délibéraient à part, puis se réunissaient de nouveau pour faire connaître leur avis par l'intermédiaire des doyens et des procureurs. Chaque Nation et chacune des Facultés ne comptaient que pour une voix.

Le mode de votation n'était pas uniforme dans les diverses corporations. Le vote par tète était en vigueur dans les Facultés de théologie, de décret et de médecine, aussi bien que dans les assemblées des Nations. Mais dans la Faculté des arts, chaque Nation, quel que fût le nombre de ses membres, n'avait qu'un suffrage à exprimer. C'est là une disposition commune à tous les états fédératifs, destinée à maintenir l'harmonie et l'équilibre entre les éléments inégaux et hétérogènes qui les composent *.

Ce caractère essentiellement fédératif de la constitution de l'Université sera pour elle une cause d'infériorité le jour où elle aura à repousser les assauts des Jésuites contre ses privilèges. Tandis que ses adversaires, obéissant aveuglément aux ordres de chefs inspirés par une pensée immuable, lutteront avec un ensemble parfait, l'Université verra le plus souvent ses efTorts entravés, son action affaiblie par les divisions, les intrigues et les intérêts particuliers de chaque corporation.

L'élection du recteur était une élection à deux degrés, à laquelle prenait seule part la Faculté des arts. Un électeur ou intrant était désigné par chacune des quatre Nations, dans l'église de Saint-Julien le Pauvre. Les intrants devaient entrer aussitôt en conclave, comme leur nom l'indique, et s'entendre sur le choix du nouveau recteur avant la fin du jour, « Dès que

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