GROUPE DES SCIENCES PHYSICO-CHIMIQUES
l'h\ sique. Chimie organique.
Chimie minera le. ' ihimie biologique.
Chimie ph) > i < 1 1 1 > • . Chimie ■* ppliquée.
Chimie a na I \ i ique. M inéra I".: ie.
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Uiiiln- i,' généra le, Bota nique.
II istoloc ie l'ératoloirie
Paléographie. Physiologie végétale.
Evolution des êtres organisés. Botanique coloniale.
Physiologie générale. (iéologie.
Zoologie. Paléontologie.
A ces enseignements sont annexés quarante-trois laboratoires, les uns d'enseignement, les autres de recherches.
L'état présent comparé à celui de 1811 suffit à montrer tout le progrès réalisé, et à manifester l'ampleur scientifique de la Faculté des Sciences. Rien de ce qui est objet de science ne lui est étranger.
Les Etudes.
Quelle v est l'économie des études ? A l'origine, son enseignement s'adressait seulement aux candidats à la licence, et en ce temps, seuls les futurs professeurs, se préparaient à ce grade. Longtemps il en fut ainsi. Aujourd'hui, sur 2.006 étudiants de la Faculté, cent ou cent cinquante à peine se destinent aux fonctions enseignantes. Les autres sont de futurs médecins, de futurs industriels, ou des jeunes hommes qui s'adonnent aux travaux de la science d'une façon désintéressée. La faculté a donc cessé d'être exclusivement une ('cote préparatoire au professorat des sciences: son activité' scientifique el sociale s'en est singulièrement élargie.
Par suite des besoins nouveaux auxquels il lui a fallu satisfaire, une vraie révolution s'est accomplie dans l'organisation de son enseignemenl : elle s'est faite suivanl des règles si simples, que désormais il lui suffira de simples retouches pour s'adapter aux besoins nouveaux qu'engendreronl el le progrès des sciences, et le nombre croissanl de Leurs applications aux choses de la pratique et de I ; i vie.
I);ins ces études, il y a lieu de distinguer plusieurs degrés. Tout
d'abord, un enseignement d'initiation. Pour les mathématiques, ce qu'il est indispensable aux physiciens et aux chimistes de savoir en géométrie analytique, en calcul différentiel et en mécanique pour aborder avec compétence leurs études propres, ce sont les mathémathiques générales. Parallèlement, un enseignement préparatoire
Salle de travaux pratiques Laboratoire de chimie biologiqui
des sciences physiques, chimiques el naturelles, intermédiaire entre ce qui peul s'apprendre de ces sciences au lycée, el l'enseignement supérieur de ces mêmes sciences qui ne commence vraiment qu'à la licence. Institué en 1894 pour les Futurs médecins, cel enseignement, que les étudiants onl appelé P. C. N . abréviation de sciences physiques, chimiques el naturelles est utile aussi à beaucoup d'autres étudiants. Il esl en elTel une encvclopédie élémentaire de ces
sciences, qu'avant de se spécialiser, il est bon de posséder. Curie me disait un jour qu'il regrettait vivement que de son temps, pareil enseignement n'eût pas existé. Le P. C. N., pour l'appeler par son nom bref et populaire, dure une année. Il est à la fois théorique et pratique. Le matin, les étudiants entendent des leçons : l'après-midi,
Une salle de travaux pratiques de botaniqm
trois heures chaque jour, dans de vastes laboratoires, ils sont initiés aux expériences les plus simples de la physique, aux opérations de l;i chimie, à la dissection des animaux et des végétaux, au maniement du microscope, h In détermination des [liantes, toutes choses qui sont, après les leçons des maîtres, leçons de réalité et premier
apprentissage du métier el de la technique de la science.
\ll second degré, la licence. Avec elle, commencent vraiment les
études supérieures. Naguère, il y avail trois licences, faites exclusi-
vement pour les professeurs, la licence es sciences mathématiques : calcul différentiel et intégral, mécanique rationnelle, astronomie: la licence es sciences physiques : physique, chimie, minéralogie, el la licence es sciences naturelles: zoologie, botanique et géologie. Lorsqu'on voulut accroître l'activité des facultés des sciences, agrandir leur champ d'action et leur attirer d'autres étudiants que les futurs répétiteurs et professeurs, par une idée féconde, on disloqua la licence. On autorisa les facultés à délivrer des certificats d'études supérieures correspondant aux enseignements donnés patelles, et on décida que, sur la production de trois certificats, pris soit dans la même faculté, soit dans deux ou trois facultés différentes, 1rs étudiants recevraient le grade de licencié.
Jamais changement n'eut meilleurs résultats. Au lieu que leur (dioix fût limité à trois groupes strictement déterminés, les étudiants se trouvaienl libres de grouper leurs études et de constituer leur licence suivanl leurs aptitudes el leurs besoins. La Faculté d< s Sciences de Paris délivre à l'heure présente les certificats suivants :
Mathématiques générales. Minéralogie.
Calcul différentiel et calcul intégral. Chimie biologique.
Méca nique rat ionnelle. Zoologie.
Astronomie. Botanique.
Ana l\ se supérieure. Géologie.
Géométrie supérieure. Physiologie générale.
Mécanique céleste. Géographie \<\\\ sique.
Physique mathématique. Embryologie générale
Mécanique physique el expérimentale. Chimie supérieure.
Physique générale. » Ihimi ■ appliquée.
Chimie générale. Histologie.
Entre ces nombreuses disciplines, l'étudiant, librement, en choisi I trois, sun ranl ses goûts, suivanl ses vues d'avenir ; le futur profes seur de mathématiques choisira par exemple le calcul différentiel, la mécanique el l'astronomie; le futur électricien choisira les mathématiques générales, la physique générale el telle autre branche des sciences physiques à son gré ; le futur chimiste, la chimie géne
raie, la physique et la chimie appliquée, etc. Autant de combinaisons possibles que de variétés dans les vocations.
Les certificats sont délivrés à la fin de l'année scolaire, après des examens qui comprennent une épreuve écrite, des interrogations orales, et une épreuve pratique fort importante.
Au troisième degré, les hautes études scientifiques, les recherches personnelles, qui sont vraiment la fin de l'enseignement supérieur. La licence, bien que d'un niveau élevé, n'est en effet que l'initiation à la science faite, ce n'est pas encore l'investigation originale: c'est, dans une discipline donnée, une culture générale. Le degré supérieur ne se gravit que lentement, sauf l'exception du génie, après une longue fréquentation des laboratoires, après un compagnonnage assidu auprès des maîtres. Il a pour sanction le doctorat, doctorat d'Etat, ou doctorat de l'Université de Paris. Mais avant d'y atteindre, l'étudiant peut, s'il le veut, se présenter aux diplômes d'études supérieures, récemment institués pour les candidats aux agrégations scientifiques des lycées, mais sans exclusion des autres étudiants.
Inférieurs au doctorat, ces diplômes sont déjà une preuve d'études personnelles et de possession des méthodes. Il yen a de trois sortes: 1rs sciences physiques, les sciences mathématiques, et les sciences naturelles.
La nature des épreuves montre bien le caractère et le degré de ce titre. Pour les sciences mathématiques, composition d'un travail écrit sur un sujet agréé par la faculté, recherches originales ou exposé soit d'un mémoire, soi l d'un cours d'ordre supérieur: interrogation sur ce travail el sur des questions données trois mois au moins ;i l'avance par la faculté el se rapportant à la même partie des mathématiques, l'ourles sciences physiques : composition d'un travail exposant les résultats des expériences faites par le candidat sur un sujet Me physique, de chimie ou de minéralogie, choisi par lui
et agréé par la faculté, recherches originales, ou étude d'un mémoire avec reproduction et vérification des expériences, ou encore étude étendue sur une question de physique mathématique : interrogation sur ce travail et sur des questions données au moins trois mois à l'avance et se rapportant à la même partie des sciences physiques.
Collection de géologie.
Pour les sciences naturelles : composition d'un travail exposant 1rs résultats des expériences ou observations faites par le candidat sur un sujet de biologie, de physiologie générale, de zoologie, d«' botanique ou de géologie, choisi par lui el agréé par la faculté. Interrogations sur ce travail el sur des questions de sciences naturelles données par la faculté.
Le doctoral es sciences esl le grade suprùme de la faculté. Il esl
ou doctorat d'État, requis par la loi pour les fonctions de professeur dans les Facultés des Sciences, ou doctorat de l'Université de Paris, mention sciences, ne conférant aucun droit d'ordre public. Entre les deux, la différence réside non dans la nature ou le degré des éprem es, mais dans les grades préalables. Pour se présenter au doctorat d'Etat,
Laboratoire d'histologie. Travaux pratiqui
il faut être licencié, avec certains groupes déterminés de certificats. Pour se présenter au doctorat de l'Université de Paris, mention sciences, il suffit Ai' deux certificats d'études supérieures au choix du candidat, et, pour Les étudiants étrangers, la faculté esl libre d'admetl re «1rs équiva lences.
Pour !<• doctoral <l Etat, les épreuves consistent dans la composition • ■! I,i soutenance publique de thèses exposant les résultats de recherches personnelles sur îles sujets < I « * mathématiques, de sciences
physiques ou de sciences naturelles. A la soutenance s'ajoutent des interrogations sur îles questions indiquées par la faculté. De même, au doctorat d'Université, le candidai doit produire, en une thèse imprimée qu'il soutient publiquement, le résultat de recherches personnelles, et répondre à des interrogations sur des questions proposées par la l'acuité.
On voit comment s'échelonnent les éludes scientifiques de la faculté. Elles s'élèvent de degré en degré jusqu'aux sommets. Nombre de thèses de doctorat soutenues devant la Faculté de Paris sonl des œuvres de premier ordre, qui ont réalisé un progrés dans La science.
La science pure H désintéressée est et doit rester le souci principal ei l'essentielle destination de la Faculté des Sciences de Paris. Elle ne s'interdit cependant pas l'étude des applications. Ainsi, après un vote des Chambres dont il a été question [dus haut, .die a créé ei organisé un enseignement de chimie appliquée qui prospère. Les études v durent trois années consacrées d'abord à la chimie en général, puis aux applications de celle science à l'industrie. L institution est patronnée par un groupe d'industriels. Les étudiants qui satisfont aux «'preuves de sortie reçoivent le diplôme d'ingénieur chimiste de l'Université de Paris. Elle a inauguré de même voilà quelques années un enseignement de mécanique appliquée. Riais elle ne pourra le développer complètement que le jour, espérons-le prochain, où soil avec les ressources de l'Université, soit par la libéralité d un particulier, il lui sera possible de construire ei d'outiller un institut spécial. En attendant, grâce a la libéralité de deux particuliers. M. ||,.|ii\ Deutsch de la Meurthe el M Basil Zaharoff, elle va avoir un institut d'aérotechnique et une chaire d'aviation