Corr. gén., t. IV, p
2. Voir une lettre du i3 février 1698. Cette lettre nous le montre accablé, ce pauvre Racine. Trésorier de France à Moulins il vient d'être taxé à dix mille livres en vertu d'une mesure générale destinée à rétablir les finances « ce qui a dérangé ses petites affaires ». Et avec cela on le traite de rebelle à l'Église, lui qui a fait, par ordrede M me de Maintenon, plus de trois mille vers sur des sujets de piété, et qui est d'une « soumission d'enfant pour tout ce que l'Église croit et or-
Elle n'a pas davantage épargné ses amis de la première heure : le duc de Beauvilliers, le duc de Chevreuse qui avaient épousé les filles de Colbert, et cependant « ces gens-là », comme elle les appelait 1 , étaient les personnes dont le nom lui avait servi de caution et qui avaient favorisé ses débuts.
Que dire de renseignement que nous donnent les derniers moments du Roi ! où trouver un exemple plus frappant de l'ingratitude de M me de Maintenon ! elle n'attendit pas le dernier soupir de Louis XIV. Lorsqu'elle sut qu'il était perdu elle se retira à Saint-Cyr et le Roi l'ayant demandée on fut obligé de l'aller chercher.
donne même dans les plus petites choses »
(Corr. gén., t. IV, p. 216.)