‹ L'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 3 sur 4 · PE · texte numérisé non relu

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La faculté de médecine n’était pas représentée, mais le doyen de la faculté de droit, et notre secrétaire, qui est aussi professeur à cette faculté ont répondu, en substance, qu'il n'existe pas de règlements qui définissent les fonctions du vice Recteur, et lui donnent la surveillance des élèves et des professeurs ; que les facultés sont indépendantes ; qu'elles se contrôlent elles-mêmes ; que les élèves n'ont pas fréquenté en corps le théâtre français l'hiver dernier comme l'hiver précédent ; que la délégation toute récente de trois élèves de la faculté de droit pour représenter la faculté de L. à M. aux fêtes d’inauguration des facultés anti-catholiques de Lille, cet été, était un fait sans conséquence parceque les délégués ne représentaient qu’un petit nombre des élèves,

Il n’est pas nécessaire de discuter les faits, il suffit de les énoncer pour que chacun en fasse justice. Ce qui est indéniable, c'est que les élèves d’une université laïque ne se conduiraient pas plus mal, et que si c'est là ce que nous devons entendre par une université catholique les mots n'ont plus de sens.

L’'U. L. à M.ne fonctionne pas comme institution catholique ; la constitution est ignorée et tous le comprennent parfaitement. Les gouverneurs ont accepté leur charge, et l'ont remplie avec dévouement, comptant qu'ils auraient le contrôle exclusif desbiens de l'Université, Ils se demandent s'ils ne sont que de simples commis du vice Recteur ou des évêques. Les adininistrateurs ont accepté leur charge, comptant qu'ils auraient des fonctions sérieuses à remplir. Le vice Recteur les ignore en disant qu'il est nommé par les évêques et ne relève que d'eux. Il est allé à Rome, parceque les évêques lui ont dit d'y aller, Il ne doit compte de s. conduite qu'à eux, Où a-t-il pris le: argents pour son voyage ? où les prend-il pour publier chaque année, ces volumes d'archives, de lettres, de télégrammes, de discours et d’autres documents, dont quelques uns peuvent avoir de l'importance, au point d'être gardés dans les archives, mais où les documents réellement importants,

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ceux qui discutent les questions soulevées ne se trouvent pas ? Volumes publiés secrètement et qui ne viennent que d'être communiqués, depuis l'assemblée du 2 juillet dernier, aux gouverneurs et administrateurs. Ces dix volumes n'ont pas dû coûter moins que $4. à $5.000 sans profit pour l’université. C'est une dépense bien regrettable quand l'argent manque pour tant de choses utiles et même nécessaires, D'où proviennent ces $4 ou $5.000 ?

La question a été posée plusieurs fois au vice Recteur au sujet de son voyage à Rome. C’est l’archevèché qui lui a fourni les fonds, a-t-il dit ; c’est tout ce qu’il a répondu, mais il n’a pas nié que ce fût à même l'argent des messes. Voilà donc une partie des fonds destinés à l'Université qui sont dépensés sans le contrôle des gouverneurs. Si les évêques et le vice Recteur peuvent dépenser une partie de cette source de revenus, rien ne les empêche de les dépenser en entier. Cependant la charte,sanctionnée par Rome et par la Législature Provinciale, porte que les gouverneurs seuls pourront dépenser les revenus, eux seuls administrant i£s biens de la corporation; le bureau des administrateurs ne peut même établir une chaire sans que les fonds soient votés par les gouverneurs,

Rappelons-nous en outre qu'une partie de l'argent des messes est maintenant destinée au remboursement de l'emprunt de $100,000,et qu'il n’en reste qu'une partie insuffisante pour les dépenses courantes. Ce qui reste a besoin d’être régi avec un grand soin et un contrôle rigoureux ; va-t-on le laisser dépenser d’une manière secrète par des personnes irresponsables ?

Votre représentant, Mgr, à l'assemblée du 2 juillet, a trouvé que les gouverneurs sont bien exigeants, de refuser aux évêques la dépense d’une partie des fonds, sans consulter les gouverneurs, quand c'est eux aui les fournissent,

Il est important de ne pas se méprendre sur la question, Il s'agit, non de détails mais d’un principe qui est la base de la confiance que le public a donnée à notre institution,

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