‹ L'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 10 sur 21 · ROME SE EL 4 ART · texte numérisé non relu

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À qui Ja faute ?

Disons-le franchement, puisque c'est vrai: ce n'est ni Mgr de Montréal, ni Funiversité Laval qui ont répudié leurs signatures

Mais il n'y à pas eu que des contrats.

Il y a eu des faits aussi, des faits publics et solennels, posés en vertu de ces contrats, qui les sanctionnaient, les ratifiaient, et qui suflisent, à eux seuls, pour montrer, jusqu'à l'évidence, que l'Ecole à bien et dûment abdiqué pour devenir la Faculté de Médecine de l'université Laval à Montréal.

Mentionnons-en quelques - uns,

On s'occupait d'organiser à Montréal, selon les volontés du Saint- Siége, la succursale de l’université,

Les négociations se faisaient sous la direction de S. E. le délégué apostolique.

IL fallait quatre facultés, puisqu'il s'agissait d’une succursale

Concernant la Faculté de médecine, on voulut bien entrer en arrangement avec l'Ecole, qui existait,

Les négociations commencerent donc et furent longues: PE cole hésitait

Il y eut un moment où l'entente parut tellement impossible, que le Recteur eut toute liberté de former la Faculté de médecine en dehors de l'Ecole,

Certes, on avait parfaitement le droit d'en agir ainsi.

De fait, le Recteur entra en pourparlers avec plusieurs mé decins de Montréal, reçut leur parole, et forma la liste complète des professeurs, laquelle fut approuvée, conime de droit,

Sur ce, l'Ecole, qui délibérait encore, manifesta un commen cement d'adhésion, puis une volonté arrêtée de se rendte,

Le Recteur, qui en fut officiellement informé, dut retourner auprès des médecins qui avaient b'en voulu consentir à former la Faculté en dehors de l'Ecole, pour demander qu'on voulüt bien lui rendre sa liberté. Ce qu'on fit de bonne grâce.

Enfin, le samedi, 15 décembre, après une séauce prolongée assez avant dans la soirée, l'Ecole accepta.

Tout était conclu.

L'Ecole cessait d'être l'£cole de Médecine où Faculté de Victoria pour devenir la Faculté de médecine de l'université Laval à Montréal.

Un des plus anciens professeurs fit remarquer que, par une

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heureuse coïncidence, c'était le jour de l'octave de l'Immaculée Conception que les difficultés se trouvaient résolues et les né gociations terminées,

Le même professeur se hâta de porter l'heureuse nouvelle à S. E. le délégué apostolique,

Rien ne pouvait faire au délégué un plus grand plaisir, 11 le disait, Le répétait à tout le monde,

&ûr que tout était conclu, il convoqua les évêques de la province, pour l'inauguration de la succursale, qui se fit, comme on l’a vu, le jour des Rois, au Grand Séminaire, sous sa prési dence, en présence de tous les évêques.

Tous les professeurs de l'ex - Ecole y assistaient, comme Faculté de médecine de l'université Laval.

C'est là un fait public.

La nomination des professeurs de la nouvelle Faculté eut lieu selon les conventions, et selon les règlements de l’université,

Tous les professeurs de l'ex - Ecole acceptèrent une chaire à la Faculté de Laval, devinrent professeurs de cette Faculté.

Les plus anciens consentirent à l'admission de plusieurs autres médecins de Montréal, lesquels complétaient le personnel de la Faculté.

La nouvelle Faculté eut son président, son secrétaire, lequel était Le Dr d'Orsonnens lui-même,

Elle tint plusieurs assemblées.

On en compléta l'organisation.

On y fit la distribution des cours.

Enfin, comme s'il eût fallu mettre le comble à la série des actes que lon dément aujourd'hui, au mois d'avril, dans une assem blée générale de la Faculté, on adopta la proposition suivante, qui parlera d'elle - même :

«Proposé par le Dr Dagenais, secondé par le Dr Laramée :

«Que la Faculté médicale de Funiversité Laval à Montréal pro fite de sa premicre réunion régulicre pour témoigner sa recon naissance à Son Excellence Mer Conroy, à Sa Grandeur Mer Fabre et an Très - Révérend'Th.-E, Hamel, pour avoir procuré à la ville de Moutréal tous les avantages d'une université catholi que, et pour les assurer en même temps du concours cordial de tous les membres de cette Faculté, »

Cette proposition fut adoptée sans division.

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Le lendemain, une proposition analogue, faite par deux pro- r fesseurs absents la veille, fut adoptée de la mème manitre, t Enfin, aussi tard que le 22? juin dernier, le Dr d'Orsonnens $

convoquait en ces termes une assemblée de la Faculté de mé le cine de l’université Laval à Montréal : l ; * «Monsieur, € «Sur la demande de Monsieur le Recteur et sur l’ordre du a

Doyen, il y aura aujourd'hui à 8 heurrs P. M. chez le Dr Munro, une assemblée de la Faculté de médecine de l'université Laval à Montréal, pour l'élection d’un secrétaire et fixer les heures des P: leçons pour les cours. »

CT, d'Odet d'Orsonnens, M. D. nl Secrétaire de la Facullté de Médecine P' de l’université Laval à Montréal. »

Eh bien! quand on connait de tels faits, peut-on croire, —sans l'avoir vu de ses veux et entendu de ses oreilles, — que le Dr d'Or-

sonnens ose tout limiter à des pourparlers et à des démarches se sans résultat définitif ? Pi Peut-on s'expliquer l'attitude actuelle de l'Ecole de Médecine ? se

Hélas! elle est tellement inexplicable, que le Docteur luimème, pour en assumer publiquement la responsabilité, est con traint de reléguer tous ces faits dans l'ombre, de les nier indirectement tout comme s'ils n'étaient pas l'indéniable vérité.

Mais l'intreprète de l'Ecole de médecine va nous faire une . pi révélation : M « «Des questions vitales, qui ne sont pas résolues, r'arrêtent que k re momentanément, du moins osons l'espérer, l'entente cordiale et bi

la marche que se proposent les deux parties contractantes, » Quoi! encore des questions vitales non résolues qui arrêtent

l'entente cordiale, lorsque cette entente est déjà conclue, signée, P' scellée, quand on à parlé, agi publiquement et officiellement,

comme Faculté de Laval, pendant sept mois au moins, depuis “

le 15 décembre jusqu’au 22 juin dernier ! M

Mais y pense - t-on ? $

Oh! sans doute, il est bien facile, trop facile, de venir ainsi d

après coup dresser un fantôme de «questions vitales» pour détourner l'attention, en imposer au public, et se protéger soi -

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mème ; mais un fantôme, après tout, n'est qu'un fantôme, et trahit beaucoup plus les légitimes anxiétés d'hommes qui se ‘achent que la conscience de la vérité ou du droit.

Non, Monsieur l’ex-secrétaire de la Faculté de médecine de l'université Laval à Montréal, on ne croira pas à ces questions vitales, parce que vous avez assez solennellement et assez long temps, vous et ves collègues, déclaré, par vos conventions et vos actes, qu'il n'y en avait plus.

Non,on n'y croira pas, à ces questions vitales non résolues, parce que, en effet, il n’y en a pas.

Après tout «les questions vitales», en pareil cas, ne doivent pas être des infiniment petits: on peut donc les voir; elles ne sont pas non plus légion : on peut donc les énumérer.

Enumérons- les,

Est-ce la question vitale de propriété qui ne serait pas résolue ?

Non, puisque, le 15 décembre 1877, l'Ecole de Médecine con sentit, — moyennant un retour convenu que nous verrons, — à passer à la corporation épiscopale de Montréal tous ses biens, ses propriétés, les revenus de ses cours, ete., ete,

Est-ce la question de salaire ?

Nous croyons sans peine qu'elle puisse être regardée comme vitale, comme aussi vitale même que bien d'autres qui semblent pourtant plus élevées, mais le docteur d'Orsonnens peut-il dire qu'elle n'a pas été résolue ? Certainement non. Il sait bien, au contraire, que le même jour, 15 décembre 1877, et dans le même document authentique où la corporation épiscopale acceptait la propriété de lPEcole de Médecine, il était stipulé que Mgr de Montréal, en retour, remettrait à l'Ecole tout l'argent qu'il reti rerait des élèves de la Faculté de médecine, lequel serait distri bué entre les professeurs.

Est-ce la Question vitale du mode de distribution ou de partage ?

Non plus, puisqu'il fut également stipulé, entre les parties contractantes, que lon s'en tiendrait au mode suivi à l'Ecole de Médecine, et cela tant que les médecins qui formaient alors le conseil de direction continueraient d'enseigner.

Est- ce la question vitale du nombre des professeurs admis à partager ce montant ?

Non, puisque ces professeurs étaient spécialement nommés

dans le contrat, GC? sont les docteurs Munro, Bibaud, Goderre, Pelletier Trudel, d'Orsonnens, Rottot, Brosseau,

Est- co la quostion vitale dé savoir à qui la corporation épis copale devait remettre les fonds à distribuer ?

Non plus, puisque le document dit encore que ce sera an secrétaire - trésorier de l'Ecole, etque celle-ci fera exclusivement ad hoc, tous les ans, l'élection de cet officier,

Certes, voilà la question vitale des intérêts pécuniaires passa blement résolue, ce nous semble: tout l'argent retiré des leçons de la Faculté de médecine remis au secrétaire - trésorier de l'Ecole, pour être distribué, d'après le mode de partage actuel lement suivi à l'Ecole même, entre les professeurs nommément désignés,

Est-ce tout ?

Non.

Il fut encore prévu aux éventualités de l'avenir, et stipulé que l'arrangement en question persisterait tant que le rapport des autres facultés serait moindre que celui de la Faculté de méde- ‘cine, mais que jamais les professeurs de cette dernière n'auraient moins que ceux des autres facultés en fait d'honoraires. C'est à-dire, en termes clairs, que les professeurs de la Faculté de médecine voulaient bien pour le moment retirer de leur enseignement plus que les professeurs des autres facultés, mais ne vou laient pas s'exposer à en retirer moins, Par conséquent, si jamais il arrivait qu'une faculté, par exemple la Faculté de droit, donnât plus que celle de médecine, les médecins viendraient partager avec leurs confrères de cette faculté, dès que les recettes accu seraient une balance en sa faveur.

Certes, voilà une question vilale assez heureusement résolue pour MAL. les médecins. |

Enfin, est-ce la question vitale du sort de M. le docteur d'Or sonnens lui-même qui ne serait pas résolue ?

— Eh bien! non. On sait que M. le docteur d'Orsonnens est professeur de chimie, et que Ta chaire de chimie fait partie de la Faculté des arts, —quoi qu'en pense M. le professeur luimème, qui la met, par inadvertance sans doute, au rang des chaires de la Faculté de médecine, — Celui - ei avait donc à sou lever une question vitale pour lui-même, On la résolue à la satisfaction de la partie intéressée, en stipulant que la chaire de

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chimie devant désormais appartenir à la Faculté des arts, le docteur d'Orsonnens aurait droit à celle d'un cours de six mois où à celles de deux cours de trois mois,

Donc les questions vitales qui concernent la propriété et les finances, où, pour parler d'une manière plus géuérale, les intérèts matériels de l'Ecole de Médecine, sont résolues. Propriété, administration, revenus, distribution des revenus, mode de distribution, salaires, el pour l'avenir, ete. ete, rien n'y manque, Tout est si bien résolu que ni la corporation épiscopale, ni les membres de

niveau des salaires, pour le présent

l'Ecole de Médecine eux-môûimes, si intéressés sur ce point et partant si perspicaces et si prudents, n'ont rien vu au: delà de ce qui fut stipule, et qu'ils ont bien et dûment clos el signe les deux conventions,

Et depuis lors, ils n'ont soulevé aucune question vitale ulté ricure,

Nous disons plus: supposé, par impossible, qu'ils eussent oublié quelque chose, même de vital, cela ne leur donnerait nullement le privilége de revenir sur leurs pas, d'effacer ce qui est fait, de renier leur signature et de se considérer comme libres devant Dieu et devant les homines.

Maintenant, du côté de l'organisation proprement universitaire se trouve-t-il, suivant l'expression de M. le docteur d'Orson nens, «des questions vitales qui ne sont pas résolues, » et qui arr tent «Pentente cordiale et la marche que se proposent les deux parties contractantes ?»

Ici, comme au sujet des propriétés et des finances, rien n'a été omis. On est mème allé bien au-delà des questions vitales, Oui, tout est réglé entre l'Ecole de Médecine et l'université en ce qui concerne l’organisation de la Faculté de médecine,

Ainsi, la nomination des professeurs est réglée : on en choisit trois dans l'Ecole de Médecine, qui forment le noyau de la Faculté, et qui sont consultés, aux termes des règlements, pour la nomination des autres, Non-seulement cela est réglé, mais cela à été fait, comme on la vu.

La question d'approbation est réglée : ces professeurs sont sujets à l'approbation dé lévèque de Montréal, Et c'est encore fait : l'approbation a été donnée.

La question de nomination et de révocation est réglée : les

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professeurs de la Faculté de médecine sont nommés par le Con seil universitaire et révocables ad nutum, pour des causes jugées suffisantes par ce Conseil,

La question des reglements est résolue: les professeurs sont soumis aux regloments de FÜniversité,

La question générale des cours est résolue : ils seront de neuf mois,

La question provisoire de la durée des cours et du nombre des lecons est résolue,

On a stipulé, en effet, dans les mêmes contrats, que si la Faculté les commeucait en 1878, elle pourrait renfermer le nombre voulu de lecons dans des sessions annuelles de six mois, sujettes d'ailleurs à tous les autres réglements universitaires, et cela pen dant deux ans, afin que, au moment où la Faculté de médecine remplaçait l'Ecole, les élèves qui avaient commencé à cette Ecole ne fussent pas soumis à des conditions autres que celles sous lesquelles ils y étaient entrés.

On aurait dit le contraire aux élèves et à d'autres ; mais c'est à tort:

La question,— vitale, celle -là,— des conditions imposées par le Saint- Siége est résolue, car 1l fut spécialement stipulé que toutes

les conditions énoncées dans la lettre du ter février 1876 seraient

observées de part et d'autre. Or, cela veut dire que l'Ecole de Médecine reconnaissait avec Rome :

— Que le projet de fonder une université distincte à Montréal est IMPOSSIBLE ;

— Que l'université Laval doit servir d'une manière particulière POUR TOUS LES DIOCÈSES de la province de Québec ;

— Qu'il est NÉCESSAIRE de pourvoir en quelque manière à l’ins truction supérieure de ces jeunes gens de Montréal qui ne peu vent fréquenter l'université Laval à Québec;

— Qu'il est également NÉCESSAIRE d'empêcher que les écoles de droit ou de médecine existant à Montréal, — par conséquent l'Ecole de Médecine et de Chirurgie, — ne continuent d'être aff liées à des universités protestantes, — par conséquent au collége de l’université Victoria, de Cobourg ;

— Qu'il est ÉVIDEMMENT IMPOSSIBLE de la part de Laval d’accorder l’affiliation aux dites écoles, — par conséquent à l'Ecole de

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Médecine et de Chirurgie de Montréal, — parce que cette aff lation équivandrait à l'érection d'une université pour ainsi dire distincte et indépendante à Montréal ;

— Que, pour pourvoir à la nécessité énoncée plus haut, il ne se présente d'autre expédient que celui d'établir à Montréal une succursale de l'université Laval ;

— Enfin que les évôques devront pourvoir à l'exécution de ce projet en union avec Laval, sur les bises déterminées par le Saint -Siége,

Or, ces bases, implicitement comprises dans le contrat, et qu'on peut revoir, page 30, embrassent toute l'organisation de la suc cursale et reglent tout,

Assurément, il était impossible d'aller plus loin en fait d'orga nisation,

Donc, et quant à la partie matérielle et quant à la partie que nous appellerons intellectuelle et morale de la question, entre l'Ecole d'une part et l'autorité ecclésiastique ainsi que l'Univer sité de l’autre, tout est réglé, tout est écrit, tout est signé, tout est scellé, tout est fait.

Donc il est doublement impossible de dire que «des questions vitales non résolues» arrôtent l'entente cordiale ou la marche que se proposent les deux parties contractantes.

ILest vrai qu'après cela, M. le docteur d'Orsonnens veut bien encore manifester des espérances.

Il compte sur le temps, sur la réflexion, sur tout... excepté sur l'Ecole de Médecine. Il va même jusqu'à espérer «de plus même encore» que l'institution la plus forte, «la plus comblée de fa veurs, aura la magnanimité de céder à celle qu'elle peut peut - étre regarder, pour le moment,* comme la plus faible. »

* Ce « peut peul- élrer arrive singulièrement dans une phrase où l'orateur a déjà dit qu'en effet, des deux institutions, c'est l’université qui est /a plus forte; et ce «pour le moment,» qui s'y ajoute, est bien un peu menaçant dans la bouche d'une Ecole si anxieuse pour son avenir,

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Voilà des espérances bien touchantes, mais nous n'y croyons pas plus qu'aux insaisissables «questions vitales non résolues, »

On voudra bien nous comprendre : l'espérance, nous l'avons ; seulement notre espérance n'a nile même objet ni les mûêmes

motifs que celles de lorateur de l'Ecole,

Ce que nous espérons, nous, c'est que la Faculté de médecine de l'université Laval s'ouvrira à Montréal, et bientôt, soit à côté de l'Ecole, soit, ce que nous préféerorions, à la place de l'Ecole transformée, selon Le vou de l'autorité ecclésiastique, selon les conventions faites eLencore existtntes, en faculté de l'université Laval,

Celle espérance, bien légitime, puisqu'elle est conforme aux décisions répétées du Sainte Siôge, à pour appui tous les faits exposés plus haut :

— Les jugements de Pome, qui finissent toujours par pré valoir :

— L'action du délégué apostolique, qui n'est autre que l'écho des volontés du Saint-Siége ;

— Le concours actif de NN.S$, les évèques de la province, solennellement manifesté par leur présente lors de ? nangura tion de l'université Laval à Montréal, le 6 janvier ;

— Les actes publics de lévèque du diocèse et ses paroies solennelles du ler octobre dernier :

«Nous inaugurons les travaux de la Faculté de droit, et j'es pére que la Faculté de médecine ne tardera pas longtemps à ouvrir ses portes, » etc., etc,

Or, on sa' l'Eglise ne recule pas, Ge n'est pas à elle qu'on oscra dir ve ta tête ; brûle ce que tu as adoré et adore ce que f: æ Ge qu'elle veut, c'est une succursale de luniversi al, ou, en d'autres termes, l'université Laval à Mont -

réal, Elle ne saurait ni renoncer à son œuvre, ni la laisser essentiellement imparfaite.

Ainsi appuyé, nous pouvons, à bon droit, compter sur la Pro vidence, qui inspire et bénit les vues de son Eglise,

Sans doute, nous n’excluons pas le temps, —1«ce grand maître qui décide de tout ici-bas» comme veut bien le qualifier l’ora teur de l'Ecole,— pourvu, toutefois, qu'on ne veuille pas en faire une simple abstraction: ce n’est pas le temps qui agit, c'est l'homme, sous le regard de Dieu.

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