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Nous n'exeluons pas, non plus, «la réflexion, qui doit ton. jours mûrir sagement les démarches sérieuses des corps comme celles des individus, » — pourvu toutefois qu'il ne soit pas admis qu'on puisse renier ce qui a déjà été müûri, réglé, signé et professé publiquement,
Voilà nos espérances, ou, pour mieux dire, notre certitude,
Mais, bien différentes sont celles que manifestent MM, les professeurs de l'Ecole,
Ce qu'ils esporent, eux, supposé qu'ils espérent quelque cho se, ce n'est pas de voir s'établir à Montréal la Faculté de mé. decine de Laval: ils ne le voulaient peut-être pas quand ils signaient l'engagement solennel de Tai céder Ta place, où, du moins, ils n'en veulent plus, malgré les engagements qu'ils ont signés, Tout le prouve: leur langage habituel, leurs efforts incessants pour préjuger leurs amis, leurs élèves et le publie, leur attitude actuelle, et môme, à défaut de tout cela, leurs propres déclarations officielles, Que disent-ils Le 1er octobre? Is parlent bien d'entente cordiale, d'union avec Laval ou plu tôt avec son litre d'université catholique, mème de fusion, mais rien de cela n'est la Faculté de médecine de l'université Laval à Montréal, que l'Eglise veut, Au contraire, c'est le maintien de l'Ecole plus où moins affiliée à Laval, ce que l'Eglise ne veut pas. Et afin que personne ne s'y trompe, ils ont soin de faire connaître à bon entendeur qu'ils ont : «une garantie du succès de la continuation de l'Ecole de Médecine,» et ils ajoutent :
«On voudrait nous faire consentir à l'anéantissement de notre insutution, en permettant qu'on lui enlève son autonomie, et qu'on en passe même la propriété en mains étrangères, Ce sacrifice est au-dessus de nos forces! Je dirai plus, il ne nous est pas même permis de le faire. L'Ecole est pour nous un bien sacré ; elle est et doit être pour tous les médecins qui y sont venus puiser leur éducation, cette A/ma Mater que tous doivent aimer, respecter, défendre et travailler à toujours faire grandir et à rendre plus florissante !... Il faut qu'elle conserve son nom, son autonomie, son indépendance parfaite et son affiliation avec l'université Victoria .….., Il faut que nos élèves puissent, dans le cas mème de cette union» (union avec Laval), «prendre leurs diplômes à Victoria.»
Donc ce que les professeurs de l'Ecole de Médecine espèrent, ce m'est pas l'établissement de la Faculté de médecin? de Laval à Montréal, — loin de là, —mais le maintien de leur Ecole telle
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qu'affiliée à l'université du collége Victoria, avec tout au plus une affiliation à Laval, ou plutôt à son titre d'université catho -
lique.
Eh bien! de telles espérances ne sont ni légitimes ni fondées
en raison.
Il n'est pas légitime d'espérer le maintien de l'Ecole de Méde - ,
cine telle qu'affiliée à l'université du collége Victoria, car cest espérer précisément re que Rome, comme on le voit par la lettre du ter février 1876, ut empêcher. Si lon croit que Rome re- : viendra sur ses pas, ou,en d'autres termes, décidera autrement qu'elle n'a fait, c'est une illusion aussi condamnable que la
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Rome ne se dédit pas.
IL en est ainsi de l’affiliation à Laval, que Rome déclare ; ÉVIDEMMENT IMPOSSIBLE, par la raison que cette affiliation équivaudrait, — c'est encore Rome qui parle, — à l'érection d'une université pour ainsi dire distincte et indépendante à Montréal, université que Rome refuse pour la quatrième fois.
En face d'un tel jugement prononcé par le tribunal suprème, < jugement qui oblige Laval aussi bien que l'Ecole de Médecine, on ose se rabattre sur la première et on fait semblant d'espérer é que cette institution, «la plus forte et la plus comblée de fa-
veurs,» aura la magnaninité de céder. ;
Mais elle ne peut pas céder, et vous le savez bien : elle est liée l par Rome, comme vous ; elle ne peut pas vous accorder l'affi - 1 liation quand Rome prononce qu'il est évidemment bnpossible de I
: l'accorder. 7 L'orateur en appelle à la magnanimiis de Laval. Oh! ce n'est ï pas la magnanimité qui manque à l'université Laval; elle la plus d'une fois prouvé; mais, pour accorder à l'Ecois de Méde- S e
cine de Montréal une affiliation que Rome déclare ÉVIDEMMENT sMPOSSIBLE, 11 faut un genre de magnanimité qui ne tient pas S sompte des jugements de Rome ; or, université Laval n'en est point rendue là, malgré les beaux exemples qu'on lui met sous les veux. 11
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Après avoir essayé de se donner une contenance derrière ce fantôme de questions vitales et d'espérances plus que chimériques, le secrétaire de l'Ecole canxieuse» se met en frais de poser la question.
C'est là un point capital: une question bien posée est presque à moitié résolue. Mais l'essentiel est de la poser clairement,
Ecoutons bien le savant docteur :
QU s'agissait, dit-il, corime vous le savez tous, d’attacher ou plutôt d'unir cette Ecole à Laval, à son titre d'université ca tholique.»
Comprenez- vous maintenant la question ? Il s'agissait d’atta cher l'Ecole de Médecine ..... non, pas tout à fait, mais plutôt de l'unir à Laval ..…....non, pas à Laval, mais à son titre d'université catholique !
Est- ce clair un peu ! On dirait un de ces phénomènes inattendus, un de ces précipités de contrebande dont l'habile profes seur offre quelquefois à ses élèves l'hilarant spectacle !
Quel dommage cependant qu'il ne nous montre pas aussi la différence qu'il y a, dans ce cas-ci, entre attacher et unir, en quoi unir est meilleur qu'attacher, car enfin ce mot vient comme correctif: «il sagissait d'attacher où plutôt unir!» Quelle distinction fait-il aussi entre unir l'Ecole de Médecine à Laval et Punir 4 son titre d'université catholique? Est-ce la mème chose ?
Et que peut signifier attacher où plutôt unir une école au titre :
d'université catholique de Laval? Vraiment, cela nous parait fort étrange : Unir une école à un titre!
Quoi qu'il en soit, le Docteur à beau dire, en appeler à la science de tout le monde, ce que tout le monde sait, au contraire, c'est qu'il ne s'agissait ni d'attacher, ni d'unir l'Ecole soit à Laval, soit à son titre d'université catholique.
Comment cela ?
Parce qu'aucune des parties, — ni l'évêque de Montréal, ni lu niversité Laval, ni l'Ecole de Médecine, —ne pouvait agiter une pareille question.
Pourquoi ?
Parce qu'elle était déjà réglée par le Saint - Siége.