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En effet, quelque vague que soit la formule employée par le Dr d'Orsonnens, il est certain que lFunion de l'Ecole à Laval, à son titre d'université catholique, loin de transformer l'Ecole de Médecine en Faculté de Laval, lui eût laissé, encore mieux que laffiliation, une existence distincte et indépendante, sans l'amener à rompre avec Victoria une affiliation qui lui est si chère,
Or le Saint-Siége s'oppose également ef à cette existence indé pendante et à ces affiliations.
Done, ni Mgr de Montréal, ni l'université Laval, ni l'Ecole de Médecine ne pouvaient légitimement remettre ces po nts en question.
Ne l'avant pu légitimement, ils ne l'ont pas fait.
Cette conclusion est rigoureuse.
Nous le prouvous en second Heu par le fait mème,
La question dont il s'est agt entre Mer de Montréal, luniver sité Laval et l'Ecole de Médecine doit être, évidemment, celle qui en effet fut réglée,
Or, la question qui fut réglée entre Mgr de Montréal et l'université Laval d’une part, et l'Ecole de Médecine de l'autre, c'est l'abdication de cette dernière ou, si lon veut, sa transformation en Faculté de Puniversité Laval à Montréal.
C'est amplement prouvé,
Donc, il s'agissait de toute autre chose que d'attacher ou d'unir l'Ecole à Laval ou à son titre d'université catholique.
Du reste, le Docteur lui-même l'avoue assez quand il se plaint de ce qu'on veut enlever à l'Ecole son nom, son autonomie, ete.
N'insistons pas sur ce point, puisque l'orateur à la bonne foi de se contredire lui-même,
C'est à peine s'il dissimule son propre étonnement, quand il s'aperçoit que la question agitée devient ainsi tout à coup, sous sa plume, une simple affiliation de l'Ecole au titre de Laval.
On dirait mème qu'il s'en indigne :
«Mais, vous n'ignorez pas, Messieurs, et personne ne peut l'ignorer, que nous tous, professeurs de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, sommes catholiques, que nous avons toujours soumis et que nous soumettons encore, et que nous
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soumettrons toujours notre enseignement anx règles tracées par la sainte Eglise catholique romaine, dont lFordinaire à Montréal est pour nous le guide dans ces circonstances,
«Notre Ecole est donc réellement la seule en cette province dont tous Les membres soient catholiques. De plus, nos élèves ne fréquentent-ils pas que nos établissements religieux? Ils sont done mieux placés sous ce rapport que ceux de tous les autres Corps enseignants. La seule chose done qui puisse parui tre donner un PRÉTEXTE pour l'accomplissement de ce fait est que l'Ecole est affiliée à une université protestante, mais dont jamais aucun élève n'approche, pas mème pour aller y recevoir son diplôme.
«Cette belle institution, l'université du collége Victoria, à Cobourg, dans la province d'Ontario, nous à tendu la main, en poussant la délicatesse jusqu'à ce point pour respecter les susceptibilités religieuses. Elle nous octroie toutes ses faveurs, toutes les dignités universitaires, sans s'immiscer en rien dans nos affaires, nous en abandonnant complétement le contrôle, Honneur donc à cette noble institution, qui, laissant chacun libre dans le domaine de sa conscience, donne seulement à chacune de ses facultés le soin de répandre les sciences, se con tentant pour elle de les protéger, de les honorer! L'Ecole, je le répète, est donc véritablement une faculté de médecine catholi que, catholique par son enseignement, catholique par tous ses professeurs, catholique par les établissements qui lui servent à former ses élèves puisque tous se trouvent être des commu nautés religieuses, catholique enfin, puisqu'elle est l'œuvre impérissable du vénérable évôque Bourget! Mgr Fabre lui même à bien voulu relever encore le caractère de l'Ecole par les éloges dont il à daigné l'honorer dans son mandement du 22? décembre dernier,
Quo, Musa, tendis 2...
C'est bien le moins qu'on puisse demander, quand on a entendu jusqu’au bout cette ode composée par le savant professeur à la gloire commune de l'Ecole de Médecine et de l’université du collége Victoria, avec l'intention évidente de jeter dans l'ombre l'Université qui fait l'orgueil de notre province, et de lui imputer
tous les défauts contraires aux qualités qu'il exalte dans la pre -
mière.
Faut-il s'en formaliser ?
Non.
Tout le monde sait à quoi s'en tenir sur le compte de l’univer sité du collége Victoria, «Cobourg, dans la province d'Ontario, » et l'orateur lui-même — moins coupable qu'on ne pense, — a cru
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