VII. Rou. Typhoïde
Sur ces expériences vantes :
.Pneumonies, une typhoïde et un
Etat o8r.62 d’azotémie.
défervescence : 0.64 Ne lendemain de la défervescence : 0.53 »
2€ jour : 0.38 »)
: défervescence : 0.68 Fe S) 1er jour après : 0.31 pe 3° jour après : 0.36 »
Etat 6e jour : Ur — 0.96 K — 0.27.
-7* jour après défervescence : = 0.14 K — 0.04.
Etat 3° jour : 08'.70 d’azotémie.
veille de la mort : ogr.85
: Etat 4° jour : Ur — 0,41 K — 0.08.
: Etat 6e jour : Ur — 0.34 Etat 7° jour : Ur = 0.33 K — 0:06.
Etat 20° jour : Ur — 0.30 K — 0.06.
convalescence 7° jour: Ur = 0.23 — K 0.06.
nous ferons les observations sui-
— Il aurait été utile de savoir si ces malades n'avaient aucun autre signe de néphrite (albuminurie, par exemple).
— 11 semble difficile de déduire des règles générales d’une statistique de six cas, dont un mortel (x).
(1) On verra en effet plus loin, qu'au début de nos observations, il nous est arrivé de rencontrer une série de 5 résultats qui ne s’est pas continuée par la suite et même qui a été infirmée par les recherches
suivantes (observ. 15, 16, x
— Il aurait été intéressant d’avoir, pour ces six cas, le taux de l’azoturie et la constante K (r). En effet, ces chiffres d’urée qui — soit dit par parenthèse — ne dépassent jamais 1 gr. °/,,, perdraient peut-être leur caractère un peu alarmant si le débit d’urée de l'urine était connu et si la constante avait été établie. Nous n’en voulons pour preuve que notre observation n° 19, une pleurésie dont l’azotémie s'élevait à o gr. 52 et dont one la constante
très bonne 0,058 avait été atteinte grâce à un débit durée
considérable, 57 gr. 53 en vingt-quatre heures.
Il ne faut, en effet, pas omettre les cas signalés par Wipaz, où le sëng se met en état de « pression uréique » pour favoriser l’élimination azotée.
Larocne et BroniN nous semblent-avoir posé la question d'une façon très judicieuse, à la Société de Biologie, en janvier 1914.
Ils rappellent que des albuminuries ont été signalées, au cours des infections aiguës, à côté des azotémies; que pour beaucoup d'auteurs ces albuminuries ne sont pas dues à des néphrites, mais à des modifications des albumines du sang, tandis que d’autres croient à une néphrite réelle bien que passagère souvent; enfin, que même en l’absence d’autres signes de néphrite, l’albuminurie des infections aiguës est très fréquemment accompagnée d’un taux élevé d’azotémie.
‘Il citent, tirés de leurs recherches, douze cas de pneumonie avec albuminurie, parmi lesquels neuf présentent
(1) Remarquons cependant que sur les six chiffres de constantes, quatre sont inférieures à la normale.
des rétentions azotées de o gr. 60 à r gr. 65, et trois cas de iyphoïdes ou lazotémie varie de 6 gr. 65 à 2 gr. 75.
Or, pour les chiffres inférieurs à 1 gr., Larocue et
Bropin ont vérifié par le coefficient d’AmBarD que l’azoté-
mie était bien due à une imperméabilité rénale et non à autre chose.
Ils concluent, enfin, en disant que cette azotémie, qui est en général curable, peut cependant évoluer vers la néphrite chronique grave qui se manifeste quelques années après.
Ces auteurs admettent donc, pour le cas où l’azotémie se présenterait avec un taux exagéré dans les affections aiguës, qu'il s’agit d’une imperméabilité rénale.
Une démonstration de cette idée peut être trouvée dans une publication de LEecueu.
Cet auteur dit, en effet. : 1° Tous les urinaires sont des néphrétiques; 2° Si une fièvre survient chez un prostatique — broncho-pneumonie, par exemple — la sécrétion urinaire tombe et le rein n’ayant plus la faculté des hautes concentrations, l’urée s’accumule.
LEecuEu admet donc, lui aussi, que l’urée s’accumule à condition que le facteur fièvre soit compliqué du facteur
altération rénale; bien plus, il signale qu’à ce moment-là
les soins locaux (lavages, sondages, antisepsie vésicale) améliorent l’état des reins et, partant, l’azotémie.
Enfin, pour parler bref, il ressort des publications faites par ces derniers auteurs que la fièvre à elle seule ne semble pas suffisante pour créer des taux élevés d’azotémie, mais
qu'il faut lui reconnaître comme adjuvant un trouble du fonctionnement rénal.
EE 59 — Tels sont les résultats des différentes observations faites dans le but de déterminer le taux de l’azotémie au cours des infections ou dans l'intention de prouver que l’azoté-
mie y est exagérée.
On voit que si les auteurs sont d’accord pour signaler une augmentation de l’azoturie, l’accord est moins parfait en ce qui concerne l’azotémie. É
La recherche de la constante d’AMBARD au cours des pyrexies a été assez rarement entreprise.
LEGuEU pense « que la fièvre est susceptible, très approximativement il est vrai, de faire varier légèrement la constante »,
Nous avons vu plus haut les chiffres publiés par AcrArp.
GAUTRUCHE, dans sa thèse, avait réuni six cas de constantes dans des affections fébriles de l’enfance :
Age Diagnostic Azotémie Azoturie Ka r. L., 14 ans Purpurainfect.. 0.29 — 0.120 >. X.,g9 — Bacillose..,.... 0.46 k.20: 0.056 ge N., 5 — GED RER: 6.b2 13:36 . o:059 h.. Ger., 11 — AVphoide sr 021 K:50%"%0,0b5 5. Sim., 14 — Grippe rite 0.52 — 0.08b 6. Marcel, 11 — Scarlatine....., — — 0,06
= Remarquons seulement, car nous reparlerons de ces chiffres pour les comparer avec les nôtres, que sur six cas GauTRUCHE.àa trouvé quatre constantes basses, quelque soit le chiffre de l’azotémie.