HISTORIQUE DE LA QUESTION
C’est en 1876 que parut en France le premier travail important qui ait été consacré à l'étude de l'urine chez le nouveau né. Parrot et Robin (1) font une analyse fort complète de l'urine, ils se basent pour leur étude non sur l'examen des urines des vingt-quatre heures, mais sur l'urine du matin c’est-à-dire sur une urine prise tous les jours à la même heure, et dans les mêmes conditions, leurs résultats sont donc comparables entre eux, et les chiffres obtenus, pour n’être pas l’expression de la vérité, sont comparativement justes. Ces auteurs arrivent à cette conclusion que la quantité d’urée par litre d'urine excrétée le premier jour est plus forte que les jours qui suivent, qu’elle diminue graduellement pendant les quatre jours suivants, qu’elle s’abaïisse d’une façon encore plus marquée du cinquième au neuvième
jour, après quoi elle augmente graduellement jusqu’au
1. Parror Er Rogin. Étude pratique sur l’urine normale des nouveau-nés : application à la physiologie et à la clinique. Archives générales de médecine, février 1876.
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cent cinquantième jour. Ces deux auteurs ont aussi démontré que si la proportion d'urée par litre diminue pendant les neuf ou dix premiers jours la quantité absolue «ne cesse de s’accroître depuis le premier jour. Cette contradiction apparente s’explique par le fait que la quantité d'urine excrétée augmente plus rapidement que la quantité d’uréc.
Ils montrent également que la quantité d’urée n’augmente pas parallèlement au poids du corps.
Ainsi un gros enfant excrète moins d'urée par kilogramme qu'un enfant pelit, bien que le premier excrète une plus forte proportion d’urée par litre d'urine.
Parrot et Robin ont démontré que la température avait une influence sur l’excrétion de l’urée, ils ont démontré qu'il y avait plas d'urée si le malade était dans un atmosphère chaud.
Martin et Ruge en Allemagne(1), ont fait des recherches semblables vers la mème époque, ils ont trouvé upe très petite proportion d'urée dans les deux premiers jours, ils ont vu que cette proportion s'élevait très rapidement le troisième jour et qu'elle restait à peu près stationnaire jusqu'au dixième jour.
Dans une remarquable étude des échanges nutritifs, Rubure (2) déduit de nombreuses expériences que l’assimilation des matières albuminoïdes faite par un
adulte exclusivement nourri au lait de vache, est de 91 0/0.
1. Marron gt RuGe. Ueber das Verhallen des Harns der Neugeboren Zeitschrift [. Geburt.,t. FE, n° 2,1875. 2. Rusure. Zeutschrift für Biologie, 1879, t. XV.
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Camerer (1) un peu plus tard fit des recherches fort complètes sur la nutrition et l'assimilation chez les nouveau-nés : il fit porter ses observations sur des enfants
‘âge très différents.
Forster (2) et Voit(3) étudièrent spécialement l’assimilation de ia chaux chez les nourrissons normaux et rachitiques.
Un peu plus tard Ueffellmann (4) s'occupe de l’assimilation du lait chez l'adulte ; il fait des expériences sur lui-même; puis il continue ses expériences sur ses propres enfants âgés de quatre ans et dèmi, cinq ans et demi, six ans et demi, dix ans et douze ans. Puis dans un autre travail, il fait des recherches sur quatre nourrissons alimentés avec du lait de vache et âgés de un mois, cinq semaines, cinq mois et onze mois. Il
trouva les résultats suivants :
L’adulte utilise . . . . 90,06 0/0 de l’azote ingéré. Les enfants déjà âgés . . 94,01 — — Les nourrissons au sein . 97,57 — — Les nourrissons allaités artificiellement EN OUEN TES —
Tschernoff (5) constate que les nourrissons sains ex-
1. Cawerer. Zeitschrift f. Biologie, 1878, t. XIV, et 1880, PANNE 0 |