‹ L'Uretère après la NéphrectomieChapitre 18 sur 36 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

La capacité de l'uretère élait de 2 centimètres cubes. L'eau mjectée ressortit en Jet.

1 fois sur 8, nous eûmes l'impression qu'il existait un rétrécissement urétéral. Il s’agit d’une malade (obs. IV) qui avait été néphrectomiséé pour une hydronéphrose. La sonde fut arrêtée en un point situé à » centimètres au-dessus de l’orifice vésical. En répétant la manœuvre avec douceur, on réussit à passer une sonde opaque très mince, et il fut ensuite facile d’atteindre l'extrémité supérieure de l'uretère.

Dans 3 cas sur 8, nous trouvâmes une oblitération de l'orifice vésical, et la sonde ne put jamais pénétrer dans l'uretère.

L'aspect de l’orifice laisse pressentir que sa lumière doit être oblitérée. Il est généralement petil, fermé, ses lèvres paraissent accolées.

Dans l’observation VII, il a été noté que l’orifice urétéral était ombiliqué, ressemblait à une cicatrice déprimée. Le cathétérisme fut essayé en vain, et aucune sonde n’arriva à pénétrer dans l’uretère. On remarqua que la muqueuse vésicale était saine au pourtour de l'orifice urétéral néphrectomisé, tandis que les lésions de cystite étaient nettes autour de l’orifice témoin. Ce dernier était œdématié et déformé.

Chez les malades des observations V, VII, VIII, l’uretère était complètement oblitéré. Si nous rapprochons ces trois constatations cliniques de l’examen anatomique de l’uretère que nous avons pu prélever, nous obtenons ainsi une statistique de 4 cas d’oblitération sur 9 uretères examinés.

Au bout de combien d'années l’oblitération de l'uretère est-elle complète? )

Des 4 malades qui avaient un uretère perméable, 2 avaient été opérés un an auparavant, 1 deux ans auparavant; le dernier quelques mois plus tôt.

Des 4 malades dont l’uretère était oblitéré, 2 avaient élé néphrectomisés trois ans, 2? quatre ans auparavant.

Ajoutons que le seul malade dont l’uretère était sténosé avait été opéré deux ans auparavant.

Il semble done que l’on puisse tirer cette conclusion que, pendant les deux premières années qui suivent la néphrectomie, la perméabilité de l'uretère est la règle, l'oblitération l'exception.

L'oblitération est la règle, la perméabilité l’exceplion, quand il s’agit d’un uretère néphrectomisé trois ans auparavant.

Il semble done que l'oblitération de l’uretère soit

complète vers la troisième année.

Tous les uretères s’oblitèrent-ils après la néphrectomie?

Des observations précédentes nous ne pouvons rien conclure. Tous les uretères oblitérés étaient tuberculeux.

Tout ce qu'il est permis de penser, c’est que la tuberculose urétérale, après extirpation du foyer rénal, guérit par oblitération fibreuse, en trois années. Il est vraisemblable que tous les uretères malades dont la muqueuse est atteinte doivent subir la même évolution, mais nous n’en avons aucune preuve.

Il n'y a non plus aucune raison sérieuse de penser

JR rue

que l’uretère normal, dont la muqueuse est saine, ne puisse pas s’oblitérer à la longue. L'ouraque qui présente la structure de la vessie ne s'oblitère-t-il pas ?

« Vers le 3 mois de la vie intra-utérine, écrit Paul Decggr, la partie supérieure de l’allantoïde s’oblitère et, vers le 4 ou 5° mois de la grossesse, cesse d’être perméable. L'ouraque est construit sur le même type que la vessie : il présente une paroi musculo-muqueuse et parfois est creusé au centre d’une cavité réduite. VEIEL puis Luscuka prétendent que la cavité existe le plus souvent. Celle opinion est fort exagérée. L'ouraque est généralement un cordon plein ».

Pour savoir si, lui aussi, l’uretère normal s’oblitère, il aurait fallu que nos expériences eussent porté sur une durée plus longue que celle que nous avons pu leur donner.

Mais cette question n'a-t-elle pas plus d'intérêt théorique que pratique? Personne ne prétend qu'il y ail avantage à ôter l'uretère en même temps que le rein, quand il n’est ni dilaté ni septique.

I était d’un intérêt beaucoup plus grand de connaitre ce que deviendront anatomiquement l'uretère septique, l’uretère tuberculeux.

C'est sur ce point seul que nous croyons pouvoir donner une réponse.

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