PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE
Un chapitre de physiologie pathologique ne paraîtra pas déplacé dans ce travail, si on se rappelle avec quelle insistance Guxox parlait des services que la connaissance du fonctionnement des organes normaux ou pathologiques peut rendre à qui veut étudier les affections de l'appareil urinaire.
C'est la physiologie qui permet de comprendre la localisation et l'extension des lésions dans cet appareil.
Deux points surtout sont à envisager :
Après la néphrectomie l’uretère se contracte-t-il encore?
L'’urine de la vessie ne remonte-t-elle pas dans l’ure-
tère? A. — Les contractions de l’uretère.
Pour voir si après la néphrectomie les contractions de
l'uretère se produisent encore spontanément, nous avons tué d’un choc brusque sur la nuque des lapins et
LR
des chièns à qui nous avions extirpé un rein deux ou trois mois plus tôt. Nous avons été frappés de voir que les contractions spontanées étaient beaucoup moins fréquentes du côté opéré que du côté sain, que leur apparition était très irrégulière, mais que, par contre, chaque contraction, était beaucoup plus violente que du côté normal. Nous avons recherché si les contractions spontanées persistaient sur l'appareil urinaire séparé du reste de l'organisme. Nous l’avons placé dans du sérum physiologique à la température de 39 ou 40°. Les trois examens que nous fimes furent négalifs, et jamais nous ne pûmes voir réapparaître les contractions.
Nous avons ensuite noté, chez 10 malades examinés au point de vue cystoscopique, les contractions de l’orifice uréléral. On sait que les contractions de l’uretère se produisent de haut en bas, et que toute contraction de l'orifice vésical est l’aboutissant d'une onde musculaire développée sur l’uretère. On trouvera plus haut, au chapitre d'anatomie pathologique, quelques observations indiquant l'état de la perméabilité et de la contractilité de l’uretère. Nous développons maintenant plusieurs observations, dans lesquelles les réactions physiologiques de l’uretère seules ont été étudiées.
Obs. IX. — Prof. Leaueu. Contractions violentes de l'uretère quatre mois après une néphreclomie pour contusion.
Ca..., Amédée, 16 ans, aide-maçon, entre le 10 février 1912 à l'hôpital Laënnec, dans le service du professeur LEeGuEu. Il glisse et tombe, le 9 février, sur le flanc gauche, qui heurte une solive de fer. Il se relève, mais éprouve localement