‹ L'Uretère après la NéphrectomieChapitre 20 sur 36 · CURE · texte numérisé non relu

CURE

une douleur vive qui lui coupe la respiration. Il rentre chez lui, s'alite, et l'après-midi a une hématurie, qui cesse bientôt. Il entre à l'hôpital le lendemain, 10 février, souffrant beaucoup du côlé gauche. Il se tient couché en chien de fusil. Pas de fièvre, pouls normal.

À l'examen local, rien à l'inspection. La palpation dénote, au niveau de la région traumatisée, une sensibilité et une contracture intenses. Le malade urine parfailement. Pas de sang. Plusieurs miclions la nuit. L'état général est excellent. On applique un bandage de flanelle très serré.

Le lendemain, 11 février, température le matin 38; le soir 380,5.

Le 11 février, températurele matin 37°,5 ; Le soir 380,5.

La région rénale gauche continue d’être sensible à la pression, mais elle n’est nullement empâtée. Les urines sont peu abondantes mais sanglantes. Le malade ne se sent pas amélioré par le repos et continue de souffrir.

Le 13, lempérature le matin 370,5, le soir 380,5.

Le 14, examen cystoscopique de l’uretère gauche. La sonde pénètre jusqu'au bassinet. Pas d'urine. On injecte 4 centimètres cubes d'eau bouillie, qui reviennent colorés en rose.

Ensuite, bien lentement, on recuexie 1 centimètre cube

d'urine.

EXAMEN DE L'URINE VOLUMES RS RES ; 1 CmC.

Coeur Es e FRITES Jaune.

ASDeCLIQUITé PARU Réaction acide.

> 0 gr. 0153 pour 1 cme î UrÉCE MR ER Are ; F [

| 15 gr. 30 par litre.

Le 14 au matin 39°,2.

Le 14 au soir 38°,4.

Le 15 au matin 38,5. Le malade émit dans la matinée des urines sanglantes fortement colorées. Douleurs. À cause de la contracture, on ne sent pas d’empatement profond périrénal. Le soir 38°,5. |

Sas

Le 16 au malin, 38,5, urines à peine rougeâtres, empâlement lombaire gauche.

Le 16, intervention par le professeur LEGUEU.

Incision lombaire de Guyon. Tout autour du rein existe un volumineux hémalome d'odeur fécaloïide. Évacuation des caillots, Décortication et exlériorisation du rein. Ilest dilaté à son pôle supérieur, celui-ci a une teinte jaunâtre, mortifiée.

Toute la portion inférieure du rein est parsemée superficiellement de petits abcès miliaires, surtout nombreux en haut.

Néphrectomie. Isolement et ligature de l'uretère et des vaisseaux du hile; deux ligatures en masse serrent le pédicule. Fermeture de la paroi en trois plans, et drainage.

Dans les jours qui suivent, il s'écoule des matières en petite quantité et du pus d'odeur repoussante par l'extrémité supérieure de la plaie, là où se trouve le drain.

Fistule, puis guérison rapide.

Le 25 avril, examen cysloscopique, contractions très nettes de l'orifice urétéral du côlé néphrectomisé, mais plus violentes que normalement.

Obs. X. — Prof. Leauru. Persistance des contractions de l'urelère dix mois après une néphreclomie pour pyélonéphrile.

Co..., Marie, 51 ans, femme de ménage. Entrée le 29 mai JOLE.

Cette malade souffre du rein droit, depuis vingt ans. Les douleurs sont apparues à la suite d’une grossesse.

La première crise dura quatre ou cinq jours. Elle fut très violente, s'accompagna de vomissements. Il n'y eut aucune modification du côlé des urines.

La deuxième crise survint quatre ou cinq ans plus tard, après une période de bonne santé. Les urines furent diminuées en quanlité et troubles au moment de la crise.

PARA TPE

La troisième survint trois ans après la seconde. Puis les crises devinrent de plus en plus rapprochées. La malade en aurait eu une quarantaine, La dernière cessa il y a quelques Jours. Au moment des crises, les urines sont peu abondantes, troubles. Dans l'intervalle elles ne présentent rien de particulier. Jamais d’hématurie.

À l'examen de la malade, on constate que le rein droit est sensible à la palpation. Tuméfaction à la face antérieure et au pôle inférieur,

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