‹ L'Uretère après la NéphrectomieChapitre 21 sur 36 · EXAMEN CHIMIQUE · texte numérisé non relu

EXAMEN CHIMIQUE

Rein droit. Rein gauche.

ÉOHSS US ac. 25 cmc. 15 eme.

ASDOBR Er ae Limpide. Légèrement trouble.

RÉICUONE RAR CE Acide. Acide.

HECORP AM ERAEUTE 13 gr. par litre. 21 gr. 81 par litre. Chlorurb rer. JEaren35 10 gr. 60

Opération le 2 juin 1911 par le professeur LEGuEu.

Incision lombaire de Guyon à droite.

Uretère dilaté très épais.

Pince sur l’uretère. Pince sur le TAN E rénal et sur chacun des éléments. Ligature. Fermeture de la paroi et drainage.

Malgré l'induration énorme de 1 uretère, il ne semble pas s'agir de tuberculose.

Malade revue en mars 1912.

“-.Aan

ÉRNS

Santé excellente.

CYSTOSCOPIE

Uretère droit côté néphrectomisé, Uretère gauche, 1 minute. O0 contraction. Il présente 4 contractions const- 2 — 0 — culives. Une pause longue, 3 — 0 — puis 3 autres contractions qui x — 40 secondés, 1 con- se suivent,

traction ‘a mis 5 à 6 secondes à se contracter entièrement).

PAPE: Ur ( 4 contraction.

» min. 30 sec. !

(RL a De 5 à 42 min. 0 —

Obs. XI. — Prof. Lecueu. Absence de contraclions de l'ur etère douze mois après une néphrectomie pour tuberculose.

Ho..., Émile, 30 ans, caoutchoutier, entré le 31 mai 1911 à l'hôpital Laënnec, service du professeur LEGUEU.

Le malade vient à l'hôpital parce qu'il souffre du rein. Il a comme antécédents : un érysipèle, une crise de paludisme et une sciatique il y à onze ans.

Il y a trois mois, le malade s’aperçut que son urine étail légèrement trouble. Il se mit à ressentir des douleurs, des picotements, des brûlures pendant et surtout à la fin de la miction. Les troubles s’accentuèrent peu à peu et le malade se mit à ressentir une douleur dans la région lombaire gauche.

Elle était continuelle, s'exagérant un peu la nuit. Elle atteignit son maximum d'intensité 1l y a quatre semaines. Puis elle diminua, pour redevenir, ces jours derniers, un peu plus forte. A l'heure actuelle elle est très faible, et par moments semble disparaître.

Le malade urine trente fois par vingt-quatre heures en moyenne, dont six fois la nuit. Les urines ont toujours été troubles et ont contenu quelques caillots de sang, il y a une dizaine de jours.

Lidl}.

Le malade, depuis qu'il se repose, n'urine plus que douze

fois en vingt-quatre heures.

Perte d’appétit, amaigrissement de 5 kilos.

Aucun trouble intestinal.

A l’examen du malade, le rein gauche n'est pas perceptible

el le malade ne ressent aucune douleur à la palpation de la

région lombaire.

Examen cystoscopique le 27 et le 30 mai. Mais il est impossible d'avoir aucun renseignement, car la vessie saigne. Nouvel examen cystoscopique le 13 juin :

Rein droit (vessie).

Volume . 39 eme.

Neutre.

Rouge.

Trouble.

Chlorures . 6 gr. 6

Urée 6 gr. 48

Sang. Pus.

Pas de bacilles

de Koch.

Pas de microbes.

Rein gauche (cathétérisme), 48 cmc.

Neutre.

Rouge.

Trouble.

4 gr. 4 4 gr. 53 Quelques globules sanguins.

Quelques cellules endothéliales. .

Pus en grande quantité. Pas de

bacilles de Koch. Microbes prenant le Gram qui sont des staphylocoques ou, plus probablement, des streplocoques.

Le cathétérisme n'ayant pas donné de résullats assez concluants, on en pratique un nouveau le 16 juin.

Rein droit (cathétérisme).

4 cmc.

Légèrement alcalin.

Jaune.

Trouble.

8 gr. 18 8-0r.419 Sang. Pas de pus.

Cellules endothéliales.

Pas de bacilles de Koch.

Chlorures.

Urée .

Rein gauche (vessie).

46 cmc.

Légèrement alcalin.

Rouge.

Trouble.

3 gr. 14 > gr107.

Sang. Pus.

Quelques cocci prenant le Gram.

Pas de bacilles de Koch.

us DE VE

Opération le 29 juin 1911, par le professeur LEGUEU :

Incision lombaire gauche de Guyon.

Énucléation difficile du rein, qui est très augmenté de volume: deux pinces coudées sur le pédicule. Ligature difficile à placer. Une ligature en masse.

Réfeclion de la paroi en 3 plans.

Le malade est revu au mois de juin 1912.

Examen eystoscopique. — La vessie est encore malade et l'examen difficile.

Uretère droit. Uretère gauche néphrectomisé, 16 contractions en 5 minutes avec Aucune contraction ne se, proun rythme régulier. duit pendant les 5 minutes que dure l’examen.

Existence des contractions :

Six fois l'orifice urétéral présentait des contractions extrêmement nettes (obs. n°s IT, III, VII, IX, X, XX). Elles avaient le même aspect que celles du côté normal. Il semblait que l’orifice vésical fat d’abord attiré du côté de l’uretère, puis qu'il revint vers la cavité vésicale. Mais, tandis que la contraction et la dilatation de l’orifice vésical normal s’accompagnaient de l'éjaculation d'une petite quantité d'urine, du côté néphrectomisé, le mouvement d'ouverture de l'orifice se faisait à vide pour ainsi dire. Aucun liquide ne suintait de l’uretère, dans les cas normaux, tout au moins.

Quatre fois, nous n'avons vu, pendant l'examen qui durait au moins 5 minutes, aucune contraction se produire (obs. V, VI, VIII, XI). Assurément, ilest difficile d'affirmer qu'aucune contraction ne pourrait se produire. pendant une période de temps plus longue. Cependant, la durée de notre examen, qui a été portée quelquefois

jusqu'à 15 minutes, nous parait amplement suffisante pour légitimer des conclusions.

Rapport entre les contractions et l'ancienneté de la néphrectomie :

Des 6 malades qui présentaient des contractions de de l’uretère du rein enlevé, 5 avaient été opérés en 1912 et en 1911. Un seul avait été néphrectomisé quatre ans auparavant, en 1908 (obs. VIT).

Si nous étudions maintenant les malades dont l’uretère était complètement immobile, nous voyons que trois d’entre eux (V, VI, VIT) avaient été opérés trois ans auparavant en 1909. et un en 1908. Un seul {n° XI) avait été opéré en 1911.

Il semble donc que l’on puisse tirer cette conclusion : que l'existence de contractions sur un uretère dont le rein est enlevé depuis deux ans au maximum est la règle, et l’absence l'exception : 5 contre I. *

Au contraire, quand la néphrectomie date de trois ou quatre ans, l’immobilité est la règle, l'existence de contractions, l'exception : 3 contre 1.

On peut dire, d’après les observations que nous avons pu faire, que l’uretère cesserait de présenter des contractions deux ou trois ans après la néphrectomie.

Rapports entre les contractions et l'oblitération de l’uretère :

Sur les 4 malades dont l’uretère était immobile, la recherche de l’oblitération n’a pu être faite que 3 fois :

Uné fois (obs. VI), l’uretère était perméable et la

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