ÉTUDE CLINIQUE
Normalement, après une néphrectomie, l'uretère reste silencieux. Si l'urétérite était très accentuée, on la verra s'éleindre progressivement après l'intervention, et, pendant les premières semaines, on pourra voir des mucosilés où du pus sortir de l’uretère et tomber dans la vessie. Il faut attendre que quelques mois se soient écoulés, avant d'affirmer la persistance des lésions urétérales.
S'il s’agit d’un uretère tuberculeux, les choses sont intéressantes à suivre. Avant la néphrectomie, il est difficile de savoir avec précision, chez un sujet porteur d'une tuberculose rénale, quelle part revient dans la production des douleurs au rein et à l’uretère. Chez certains malades, il est facile de localiser la douleur sur le trajet de l’uretère. On tend à admettre que les crises douloureuses sont surtout produites par les lésions de l'uretère. Après la néphrectomie, les signes douloureux de l’urétérite disparaissent. La cystite s'efface plus lentement, et dans l'appréciation de l’état de l’opéré, il ne
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faut pas attribuer à luretère ce qui appartient à la vessie. L'uretère reste souvent, pendant quelque temps, gros et dur à sa terminaison. Alors même qu'il est indemne, et que la vessie semble saine, on trouve longtemps chez ces malades des bacilles de Koch dans l'urine, malgré le relèvement des forces et de l’embonpoint (LEGUEU).
Il n'est pas toujours aisé de savoir si les bacilles viennent de l’uretère ou de la vessie. ’
RarIN a dit au Congrès international d'Urologie fle 1909 « qu'il a fait pratiquer des inoculations avec l'urine de ses opérés à des dates variables après la néphrectomie; et dans 31 cas, l'inoculation a été négative (sur 78). Comme l'urine destinée à l’inoculation a été recueillie dans la vessie, il est probable que, dans un certain nombre de cas, les bacilles de Kocn proviennent soit de la vessie, dont les lésions ne sont pas encore cicatrisées, soit de l’uretère, dont l’oblitération n’est pas complète. De sorte que j'ai la conviclion que le nombre des inoculations négatives s’augmentera en les renouvelant à une date plus éloignée de l'opération ».
Mais si, le plus généralement, l’uretère guérit, il y a des cas où les lésions s’aggravent. Quand on étudie les accidents que peut causer l’uretère après la néphrectomie, 1l faut distinguer les cas dans lesquels l’uretère était sain ou présentait des lésions banales de ceux dans lesquels il portait des lésions spécifiques, des lésions tuberculeuses, par exemple. Il y a dans ce deuxième groupe des accidents un peu spéciaux, que