I. — L'uretère est normal et non septique
L'uretère aseptique et sain n'est jamais le siège de complications post-opératoires. Il suffit de jeter un coup d'œil sur les observations exposées plus haut pour se rendre compte de l'exactitude de ce fait. Une fois seulement, une urétérile a suivi l’ablation d’un rein gravement contusionné; mais c'est là une exception. On comprend que dans ces conditions la conduite à tenir en présence d’un uretère sain ne soit ni discutée ni discutable.
Personne ne songe à en faire l’ablation. Le moignon urétéral après caulérisation et ligature est laissé dans la plaie.
AVS
De nos expérimentations sur les animaux ét de nos recherches sur l'homme, pouvons-nous à cé point de vue ürer quelques données utiles? Elles n'ont pas eu une durée assez longue pour que loblitération urétérale ait eu le temps de se produire. Cependant, les lapins et les chiens ont été conservés après la néphrectomie pendant un an. Nous avons assisté seulement à la transformaton scléreuse de l’uretère. Mais nous ne savons pas si celle-ci va jusqu’à l’oblitération.
Il est, nous l'avons vu, légitime de penser que les mouvements péristaltiques d'un uretère sans fonction contribuent à empêcher le reflux du contenu vésical dans l’uretère. Celui-ci ne se transforme pas en diverticule de la vessie. |
Pour cette raison, et surtout pour les arguments cliniques déjà donnés, il est légitime de conserver l’uretère, quand, au cours d’une néphrectomie, on constate qu'il n'est ni malade ni septique.