‹ L'Uretère BifideChapitre 30 sur 41 · RÉ ES · texte numérisé non relu

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mal. L’hémorragie de la surface de section fut arrêtée par quatre sulures au catgut intéressant tout le parenchyme de l'organe. L’uretère fut sectionné à un demi-centimètre au-dessus de sa bifurcation et tout le segment supérieur malade fut enlevé.

Ce peut être intéressant, certes, de pouvoir, par une néphrectomie partielle, conserver une partie de la glande rénale, quelquefois la plus grande partie. Mais il y a plus. Il est des cas, tel celui rapporté par Legueu, où la vie d’une, malade n’a pu être conservée que grâce à la présence d'un dédoublement partiel des uretères. Chez une femme atteinte de tuberculose, les explorations montraient qu’elle avait, à droite, une tuberculose rénale, c’est-à-dire un rein à enlever. Mais du côté gauche, la partie supérieure du rein qui correspondait à un uretère supplémentaire était aussi tuberculeux. L'opération devait donc enlever le rein droit et la moitié supérieure du rein gauche. La malade fut opérée en deux fois : dans une première opération, on fit une héminéphrectomie gauche. Puis, au bout de quelque temps, lorsqu'elle fut remise, on fit une néphrectomie droite : la malade guérit très bien.

Il faut convenir que ce sont là des situations un peu exceptionnelles. Mais il est de nombreux cas dans la littérature, où une néphrectomie partielle aurait suffi, si le diagnostic de bifidité urétérale avait été posé à temps. Nous redisons cependant que cette opération n’est pas de pratique courante actuellement, et qu’elle ne doit être considérée que comme une conquête de la chirurgie à venir.

L’ablation totale du rein malade restera néanmoins,

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