‹ L'Uretère BifideChapitre 38 sur 41 · OBSERVATION XXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIV

(LEeGUEU et Papix Ed. /n TH. JELIU (Obs. XIV), Paris, 1920.)

La malade, une femme de 32 ans, a une histoire clinique assez chargée. Opérée une première fois d’appendicite, elie continua à souffrir par crises. Les examens ultérieurs firent porter le diagnostic de pyonéphrose droite,

Cathétérisme des deux uretères.

En deux heures, le rein droit secrète 145 cmec., 0 gr. 22 d’urée ; le rein gauche, 420 cme., 0 gr. 89 d’urée.

On trouve des deux côtés des cellules épithéliales, un peu de sang, pas de pus.

Lavage du bassinet au nitrate d’argent 1/100. Le rein diminue de volume, les urines s’éclaircissent et la malade sort en bon état. Deux mois après la guérison se mañïntient.

En janvier 1913, les douleurs réapparaissent dans le côté droit ; urines claires.

En juillet 1918, inêmes symptômes ; en plus, entérite. montre pas de dilatation du bassinet.

En octobre 1913, on fait une pyélographie ; celle-ci ne

En novembre 1913, nouveau cathétérisme urétéral, qui montre du trouble des urines des deux côtés et des traces de pus. La malade rentre chez elle, prend une crise très violente dans ia région lombaire droite ; elle fait bien remarquer que, pendant les crises, les urines sont claires, tandis qu’elles sont troubles après. Elle revient en janvier 1914, annonçant des urines troubles : pus en grande abondance, Les débacles de pus rapprochées de la rétention font penser à la présence d’une anomalie telle qu'uretères bifurqués courts,

La malade refusant toute nouvelle pyélographie, on l'opère: rein à deux uretères ; mais on ne peut voir le niveau de leur réunion. i

Le rein se compose de deux parties inégales, une supérieure répondant au tiers supérieur du rein, l’autre formant les deux tiers inférieurs, avec bassinet volumineux et épaissi,

À la coupe, le tiers supérieur est conservé parfaitement, les deux tiers inférieurs constituent une vaste poche anfractueuse, Il s’agit donc d’une hydronéphrose partielle.

Cette disposition explique bien les phénomènes observés, c’est-à-dire la fréquence des urines claires provenant seulement de la partie supérieure de ce rein et les phénomènes fébriles provoqués par l’occlusion, tantôt complète, tantôt incomplète, de la portion inférieure de cet organe.

Page 1