‹ L'uretère en gynécologieChapitre 13 sur 64 · EU · texte numérisé non relu

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— Des ondes péristaltiques nettes au-dessus et au-dessous de l’obstacle.

—Atrophie des fibres musculaires au-dessus et au-dessous chez le lapin.

— Par contre chez le chien, hypertrophie des fibres musculaires au-dessus, atrophie au-dessous.

Il conclut qu’une atonie segmentaire (canule perméable, nicotine ou tout procédé arrêtant les ondes) est responsable d’une dilatation, avec cependant introduction du facteur temps dans cette apparition.

Nous verrons plus loin que ces phénomènes ne sont pas constants d’une part, et que d’autre part le facteur « temps » fait intervenir deux mécanismes complètement différents.

ZANNE et GEORGESCO (Bucarest 1935) étudiant la dynamique urétérale, distinguent des centres nerveux intrinsèques

— Centre pyélique de liso-péristaltisme;

— Centre pariéto-vésical de l’antipéristaltisme;

— Eléments neuronaux de liaison entre les deux.

Ils opposent les influences du sympathique et du parasympathique sur le tonus végétatif et l’excitation végétative — « Les mouvements uretéraux ont leur origine dans la fibre musculaire lisse ; ils doivent rester sous la dépendance du système nerveux intrinsèque et extrinsèque de l'organe ».

HORTOLOMEI, BURGHELE et STREJA onl cherché à appliquer à la clinique les données précédentes, et divisé les troubles du dynamisme en :

— Troubles par exagération fonctionnelle — hyperkinésie, hypertonie, spasmes.

— Troubles par diminution fonctionnelle — hypokinésie, hypotonie ou alonie.

Ils insistent sur la nécessité de séparer les troubles de la tonicité, des troubles de la motricité, leur altération n’étant pas toujours simultanée.

Ils font leurs les conclusions de BOEMINGHAUS, Fucxs et RAVASINI, comme quoi la partie qui est destinée au transport

de l'urine, c’est-à-dire l’uretère, est sous la dépendance de la sécrétion rénale : c’est l'unité fonctionnelle, dont la loi intime est la suivante :

« L'adaptation du conduit à un accroissement de diurèse se fait d’abord par de l’hyperkinésie, suivie de dilatation. Cette dilatation se fait par abaissement de la tonicité : hypotonie physiologique ».

Dans le cas d’un obstacle :

— La portion sus-jacente est malade et incapable de réagir comme avant.

— La portion sous-jacente est saine, mais privée des incitations directrices de la portion supérieure.

Les auteurs interprètent donc avec Fucns, le sphincter sous-pyélique décrit par LEGUEU comme une partie plus tonique sous-jacente à une partie dilatée temporairement par adaptation à la sécrétion.

Comment ces troubles dynamiques se traduisent-ils ?

A. — LES HYPERTONIES sont traduites en urographie par un aspect filiforme de l’uretère ou même une absence d’image. B. —— LES HYPERKINÉSIES peuvent se déceler en pyéloscopie.

Ce sont les bassinels petits et sensibles qui, si on les emplit vite entraînent une rétention aiguë par spasme, et si on les emplit lentement ont une évacuation ultra rapide.

C. — SPASMES ET RÉTENTIONS AIGUËS : On peut observer des spasmes prolongés au même titre qu’au niveau de l'intestin ou de l’œsophage (HEITZ-BOYER, FEY, CONSTANTINESCU).

Les auteurs leur distinguent trois causes :

— Excitation anormale localisée, par irritation des cellules nerveuses sous-adventicielles;

— Jrriltation de la muqueuse des voies urinaires supérieures;

— Distension brusque (LEGtEU, FEY, TRUCHOT).

Dans ces cas l’obstacle mécanique ne suffit pas à produire une rétention aiguë. Il provoque une distention sus-jacente et c'est d'elle que résulte la rétention aiguë. C’est en quelque sorte un rétrécissement dynamique par irritation prolongée.

D. — LES HYPOTONIES : traduisent une diminution du tonus :

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