‹ L'uretère en gynécologieChapitre 21 sur 64 · AU TOTAL · texte numérisé non relu

AU TOTAL

Il y a bien mise en tension de l’appareil pyélo-uretéral, puisque au moment de la sensation de plénitude la pression reste en plateau, avec arrêt des oscillations. Cette pression de plénitude varie dans des limites très restreintes et semble indépendante de l’état de dilatation. Au contraire, le volume à in-

jecter est très variable. Sa mesure, même en l'absence de.

fuites, est encore influencée par la possibilité d'urine contenue dans le bassinet. Par ces variations, il n’a done qu’un intérêt relatif et spéculatif.

‘Ainsi se trouve vérifiée la valeur du « test de plénitude rénale ». La sensation douloureuse constante est expliquée par cette notion de pression maxima. Les variations de volume des dilatations d’un sujet à l’autre sont compensées par les variations du liquide à injecter.

Conclusions générales sur la physiologie

En résumé, il apparaît que la physio-pathologie uretérale doit être envisagée d’une manière simple, mais éclectique.

En effet, les troubles dynamiques existent incontestablement. Le fait qu'ils régissent le facteur douleur leur donne une grande importance, mais il ne faut pas non plus exagérer cette importance, puisqu'ils ne traduisent pas toujours une lésion organique et ne suffisent pas, semble-t-il, à en créer une.

D'autre part, les causes mécaniques ont dans les lésions organiques la prépondérance, on doit toujours les rechercher obstinément, même si elles se dérobent, ou ne sont que des lésions de voisinage.

L’uretère est trop susceptible et changeant pour que les moyens physiologiques d’exploration soient des documents suffisants. L’U.P.R. est dans tous les cas et à plus forte raison dans l’étude de l’uretère gynécologique pour laquelle elle a été créée, le moyen le plus fidèle et utile.

La grande sensibilité de l’uretère en tant qu’organe musculaire possesseur d’un système nerveux complexe, explique

ses réactions quasi-constantes, variées et souvent très impor-

tantes dans toutes les modifications mécaniques, vasculaires, nerveuses, inflammatoires de l’appareil génital de la femme, ce qui lui fait prendre place dans la gynécologie de chaque jour.

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