‹ L'uretère en gynécologieChapitre 22 sur 64 · L'URETERE AU COURS DE LA GROSSESSE · texte numérisé non relu

L'URETERE AU COURS DE LA GROSSESSE

Ce chapitre doit être dans l’ordre le premier à envisager pour plusieurs raisons : ;

— le retentissement de la gravidité sur l’uretère a été complètement étudié de façon moderne par CHEVASSU et CONTIADÈS, et il éclaire la physio-pathologie ;

— les antécédents de grossesse sont si fréquents chez toutes les femmes, qu'avant de rapporter à une cause gynécologique une lésion quelconque de luretère, il faut d’abord éliminer l’étiologie gravidique, ou en apprécier les effets ;

— enfin, avant d'entrer dans la pathologie, il est logique d’étudier la cause la plus fréquente, qui pour être normale, physiologique, n’en est pas moins assez souvent pour l’uretère une cause de troubles immédiats et de séquelles néfastes pour lavenir.

Ces lésions ont été bien étudiées, nous nous bornerons à exposer clairement les faits actuellement démontrés.

Ce qui importe est en effet de préciser la relation entre les lésions gravidiques et les lésions gynécologiques ultérieurement observées. Aussi aurons-nous en vue, moins le comportement physiologique normal de luretère pendant la grossesse que l’uretlère post-gravidique, cherchant essentiellement à faire le point sur les lésions constatées après les grossesses dans leurs rapports avec la chirurgie et la gynécologie.

Il est admis par tout le monde que la gravidité agit sur l’uretère. Qu'il s’agisse pour les uns de compression mécanique ou d’étirement (CATHALA), pour les autres de dilatation atonique succédant à l’intoxication gravidique ou à un mécanisme hormonal, les avis sont unanimes sur la sérieuse répercussion de la grossesse sur l'appareil urinaire,

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