‹ L'uretère en gynécologieChapitre 23 sur 64 · LOIS RS · texte numérisé non relu

LOIS RS

LT

Elle a été constatée par les anatomistes et au cours des autopsies. Mais si certains ont trouvé des lésions incontestables sur le cadavre, la majotité discute sur la persistance de ces lésions.

. En effet ces modifications sont physiologiques et s’observent sur une femme saine. Il existe une « involution normale des voies urinaires » pendant la grossesse, et après la grossesse. Les opinions sont très variées quant à la date du retour à l’aspect normal, et quant à l’existence ou à l'absence de stigmates définitifs.

— H. Scamior et H. R. SCHMIDT ont trouvé des images normales sept jours après l’accouchement.

— KAMNIKER étudiant linvolution par urographie intraveineuse, a trouvé le retour à une morphologie normale après 9 jours.

— JAcoBr estime qu’il faut un mois.

— STEIN et RODGERS ont trouvé un aspect normal de 6 à 24 heures après l’accouchement.

— D’autres ont obtenu des résultats leur permettant d’affirmer que le phénomène est variable : Entre autres, FRIEDL sur 17 cas, et d'autre part KRETSCHER, SPROAT HEANEY et OckuLY sur 54 femmes enceintes.

— DE BEAUFOND en 1935, a pu apporter des conclusions fondées sur 888 urographies intra-veineuses, pratiquées à des moments différents — dans les suites de couches immédiates,

— dans les suites de couches éloignées.

Il apporte même 15 observations dans des grossesses gémellaires,

Ses conclusions sont les suivantes

— L'involution est assez rapide et le retour à la normale parfois brusque.

— Dans les suites éloignées on observe des stigmates dans 1/3 des cas, et presque exclusivement à droi- Le:

— BINET et A. KARINE Ayapr (1934) ont réalisé des obturations partielles de l’uretère du lapin pendant 7, 17 et 22 jours. Ils ont constaté un retour à un état subnormal peu après la libération.

Pour ce qui est de l'étude de ces déformations, l'U.P.R. est indispensable. Il ne faut pas compter sur l’urographie intraveineuse, En effet et par définitition, c’est l’uretère inférieur, qui est en cause, il faut donc employer un procédé qui mette en évidence la forme de l’uretère pelvien de façon aussi sûre que l’uretère lombaires ou le bassinet. D’autre part, souvent ces stigmates gravidiques sont discrets, et dans ces cas de lésions fines seule une U.P.R. peut enregistrer l’image d’une petite déformation même minime.

On sait que dans une grossesse normale, vers le cinquième

mois, les déformations s’ébauchent, traduisant une compression uretérale basse, déformations maintenant classiques sous le nom de « TRIADE DE CHEVASSU » ce sont :

— LA DILATATION PYÉLIQUE.

Page 1