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Fi1G. 10
Rétrécissement de l’uretère pelvien par une grosse salpingite bilatérale, chez une femme dont le diagnostic primitif était hydronéphrose congénitale,
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Après le début aigu d’une métro-annexite, les lésions vont évoluer progressivement et s’aggraver. Ce qui était une congestion de la trompe, va devenir une masse irrégulière et adhérente, qui va s'étendre dans le Douglas, ou s’agglutiner au côlon pelvien et à la paroi du petit bassin, constituant au lieu d’une tumeur mobile, un bloc fixé, encombrant, douloureux et difficile à refroidir. Quel sera le sort de l’uretère à présent ? C’est un point qui est trop mal connu. En effet alors qu’auparavant, l’intérêt de cette recherche était comme nous le disions, surtout dogmatique, maintenant il est pratique. Cette fois on va pouvoir observer des lésions nettes, non constamment graves, mais toujours existantes.
De façon à illustrer d'emblée cette différence par un exemple schématique, citons d’abord l’observation d’une malade du pavillon Albarran, Mme Bau.., dont nous montrons ici le cliché :
Plusieurs médecins l’avaient examinée et avaient porté le diagnostic d’hydronéphrose congénitale. Or, elle présentait une volumineuse annexite bilatérale, dont le côté le plus important et le plus fixé correspondait avec la dilatation uretéropyélique. L’ablation des annexes n’était-elle pas le premier traitement et le plus logique de cette hydronéphrose soi-disant congénitale ?
On voit donc, et la radiographie de la malade est assez suggestive, qu’il ne s’agit plus maintenant de lésions minimes. Si lon a la curiosité de faire une U.P.R. à une femme présentant une salpingite chronique avec ou sans troubles de l'évacuation urinaire, on sera stupéfait de la fréquence des dilatations uretérales marquées. L’ébauche de la dilatation qu’on observait à la phase de début, devient peu à peu une dilatation évidente, mais évidente parfois seulement à la radiographie.
Il existe de nombreux exemples dans les publications anciennes et surtout dans celles de ces dernières années, d’hydronéphroses importantes, coexistant avec des salpingites chroniques. Rappelons entre autres les travaux de MILAN JANU, HEC- KENBACH, CHEVASSU, HORTOLOMEI et BURGHELE...
Ce sont certes des lésions connues, mais elles sont surtout