Constance mais variété des lésions observées
— Il existe des lésions uretérales précoces, contemporaines du début des infections génitales, et de leurs poussées aiguës. Ces lésions sont constantes, mais tantôt discrètes, simples dilatations paralytiques passagères, tantôt plus nettes : réaction d’hyperkinésie, troubles de la motricité, ou de la tonicité, spasmes, qu'une exploration radiologique n’aura qu’exception-
nellement la chance de surprendre, ou qui disparaîtra à un nouvel examen.
Ces lésions sont de nature dynamiques et traduisent lirritation du système nerveux adventiciel par une inflammation de voisinage, ou une infection propagée par voie lymphatique, ou des phénomènes d’hyperémie de l’appareil génital.
— Lorsque les lésions génitales Geviennent irremédiables les lésions fines du début s’accentueront le plus souvent et la dilatation uretérale progressera. Si l'infection, et en ‘particulier l’infection à colibacille apparaît, les lésions uretérales à type d’uretéro-pyélonéphrose prendront la première place dans le tableau clinique et dépasseront par leur gravité les lésions génitales causales.
En dehors même de toute infection, elles pourront entrainer progressivement une hydronéphrose importante qui pourra être une simple découverte d'examen.
— Enfin, lorsque l’inflammation aura cessé et que la guérison clinique sera survenue, par un traitement conservateur, ou spontanément, alors l’uretère courra un nouveau risque, celui de la sclérose cicatricielle. Et alors il ne saura être question de dilatation dynamique, ni du rôle du système vagosympathique. L’uretère sera atteint par un enserrement comparable à celui du cancer et qui est d’ordre mécanique.