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s’agit simplement de préciser l'aspect du rétrécissement luimême et les caractères de la dilatation sus-jacente. C’est ainsi qu'avec Maxime LEROY on peut distinguer trois aspects de rétrécissement :
aspect canaliculé,
— aspect en cône,
—— aspect d’arrêt net, comparable à un ruban coupé. La dilatation sus-jacente est, nous l’avons vu, le plus sou-
vent de moyen volume. Elle ne semble pas résulter de condi-
tions physiologiques particulières au néoplasme. On peut, en effet, observer :
— soit une dilatation avec fuseau lombaire, alors que l’uretère pelvien est normal ou présente une sténose large;
— soit une grosse dilatation surmontant une sténose serrée.
Si l’on excepte les notions d’ordre pathogénique dont nous avons parlé, on voit que la connaissance de l’état de l'arbre uretéro-pyélique peut renseigner sur le pronostic, en donnant une indication de stade évolutif. En outre, dans bien des cas, après cet examen, pourront se poser des indications thérapeutiques très intéressantes, comme la mise en place de sondes dans les bassinets.
Nous avons ainsi longtemps soulagé une malade de Cochin, qui présentait un rétrécissement néoplasique étendu, avec uretéro-pyélonéphrose bilatérale et azotémie élevée. Il est certain que pour une telle malade, le seul facteur de gravité et d'angoisse morale qui importait était l’intensité des douleurs lombaires. Pour nous les facteurs réels, outre l’oligurie étaient l’azotémie el la température. Plusieurs cathétérismes successifs et les sondes laissées en place, sondés qui passaient facilement dans un défilé radiographiquement très réduit, amenèrent plusieurs fois une amélioration notable, en faisant passer son azotémie à un chiffre inférieur, et surtout en diminuant presque complètement les douleurs qu’ellé éprouvait.
M. le Professeur CHEVASSU disait en 1914 : « Les douleurs dont se plaignent les cancéreuses et qu’on explique à juste titre par des envahissements nerveux, sont dues peut-être en plus grande partie qu’on ne pense au rein gèné dans son