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L'infection paraît vraiment conditionner la lésion uretéraie. WEIBEL, sur 44 fistules uretérales, a vu trente-trois fois une collection purulente s’évacuer en même temps que la fistule débutait.
Des erreurs enfin peuvent encore entraîner la lésion de l’ure tère au cours du Wertheim, soit qu’on dissèque l’artère ombilicale à la place de l’uretère, soit qu’on prenne l’uretère pour l’utérine elle-même et qu’on la sectionne de parti pris. /
Au cours de cette intervention difficile, l’uretère court donc certainement des dangers. Mais ils sont connus et lopérateur voyant l’uretère de bout en bout s'aperçoit toujours de sa lésion. Les fistules et nécroses secondaires sont conditionnées par l'infection et il n'existe aucun moyen de les prévenir.
Hystérectomies vaginales
Comme pour les précédentes lésions, dans des interventions à technique bien réglée, nous rencontrons ici la même opposition entre ceux qui ont constaté des lésions opératoires et ceux qui n’en ont jamais vues. Il convient de distinguer formellement les résultats el opinions de ceux d’une part, qui ont une bonne technique de la vaginale, et de ceux d’autre part, qui ne la pratiquent que rarement.
TUFFIER, en 1885, a apporté une série de quarante fistules après vaginales.
Les lésions sembient être dues davantage à une prise par pince hémostatique, avec chute d’escarre secondaire, qu’à une section aux ciseaux. ;
DuvERGEY, de Bordeaux, en 1928, estime que les lésions uretérales par hystérectomie vaginale ont disparu de la pratique, parce qu'on ne fait plus d’hystérectomies vaginales.
Nous avons acquis la notion que l’hystérectomie vaginale n'est pas plus dangereuse pour l’uretère que l’hystérectomie abdominale, lorsqu'elle est pratiquée avec une technique bien réglée. Cette intervention qui conserve des indications et des
avantages, est encore souvent pratiquée, Nous en avons per-'
sonnellement vu faire un certain nombre dans les services de
nos Maîtres DüuvaLz et MOCQUOT sans observer de complications du côté de l’appareil urinaire. En outre, pour être fixé sur ce point qui nous intéressait, nous avons demandé à notre collègue LÉGER de faire des U.P.R. à des anciennes opérées dans le service de M. le Dr TouperT, dont on connaît la technique bien réglée (Thèse ESQUIROL).
Nous remercions M. le Dr TOUPET de nous avoir autorisé à les publier.
Quinze U.P.R. bilatérales post-opératoires ont donc été pratiquées à Bicêtre, sur des malades opérées un an en moyenne auparavant, pour métrorragies de la ménopause, fibromes ou prolapsus.
Leurs résultats sont particulièrement encourageants.
Sur toutes ces radiographies, l’arbre urétero-pyvélique doit être considéré comme intact de toute lésion opératoire, sauf dans un cas sur lequel nous avons insisté plus haut, où lintervenlion a éveillé une poussée infectieuse à coli-bacille chez une malade présentant une dilatation ancienne d’un côté et un uretère bifide de l’autre. Hormis ce cas intéressant mais sans rapport à noire avis avec la technique même employée pour Phystérectomie, les seules modifications qu’on peut déceler sur ces uretéro-pyélographies sont, sur quelques-unes, des stigmates gravidiques banaux et, sur deux ou trois, des ptoses rénales droites sans dilatation urétérale, avec coudure de l’uretère sous-rénal. Cette image de coudure est habituelle dans les ptoses et due au tractus fibreux qui relie l’uretère au plan parietal, ou encore à la plicature de l’uretère sur un vaisseau. Cette plicature n’entrave pas le pius souvent le fonctionnement uretéral et est à distinguer du siphon sous-pyélique des rétrécissements de l’uretère pelvien et des compressions gravidiques. Bref, lésions anciennes et sans aucun rapport avec lPintervention.
En somme, il est vérifié que l’hystérectomie vaginale pratiquée avec une technique bien réglée n’est pas plus dangereuse pour l’uretère que n'importe quel autre procédé. Or, loute technique bien réglée met l’uretère à labri de toul danger,
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