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cuation urinaire, en qualité, en quantité, et pour ce qui est de son rythme, Il recherchera les débâcles pyuriques possibles, la coexistence avec des chutes thermiques. La notion de fausses couches multiples, de salpingites anciennes, d'intervention, doit éveiller l'attention. L
L'EXAMEN GYNÉCOLOGIQUE doit toujours comporter un complément qui est l'examen des régions lombaires, palpation du rein, du trajet uretéral à tous ses niveaux.
Si un examen urologique complet s’avère nécessaire on commencera par une radiographie de l’appareil urinaire sans préparation, examen qui pourra révéler une lithiase méconnue. On pratiquera, d’autre part, l'examen bactériologique des urines totales, vivantes, prélevées par sondage.
Au point de vue instrumental, le premier examen sera la cystoscopie : précisant l’état de la vessie, l’existence de saillie intra-vésicale, de plis, d’œdème, l’emplacement des orifices uretéraux et le caractère des éjaculations uretérales après injection d’indigo.
Le cathétérisme pratiqué avec des sondes de calibre varié et à boule olivaire cherchera à déceler les rétrécissements au retour. On n’attachera qu’une valeur relative à ses données, en tenant compte du facteur spasmodique et en sachant bien que la gravité des rétrécissements n’est pas toujours en rapport avec les difficultés du cathétérisme.
Pour ce qui est de l’èxamen radiologique, nous avons vu ce qu’il faut penser de l’urographie intraveineuse quant aux lésions gynécologiques. L’uretère pelvien y est toujours mal rempli, ce qui entraîne un aspect d’exiguité ou même une absence complète d'image à ce niveau.
De même, nous avons vu que la pyélographie sans sonde bouchon, ne permet d'étudier avec sécurité que le bassinet seul. Elle ne peut renseigner sur l’uretère gynécologique qu’indirectement et insuffisamment.
LA PYÉLOSCOPIE montre une image mouvante. Si elle a présenté un intérêt dans l’étude physiologique de l'évacuation pyélique elle perd considérablement de sa valeur pratique dans les cas pathologiques. D’autre part « elle ne-laisse qu’un compte
rendu essentiellement personnel, dont la valeur dépend de
celui qui a pratiqué l'examen et non un document que chacun peut consulter à loisir >» (LEGUEU).
L’U.P.R. avec sonde bouchon est le moyen de choix pour l’étude des lésions gynécologiques de l’uretère. Nous avons vu qu’il était essentiel de noter le temps respiratoire auquel est pris le cliché. Le principe qui consiste à faire cetté épreuve permet d'observer l’uretère en train de se vider et réserve des surprises utiles, Son interprétation nécessite une expérience spéciale de ces clichés. Si un point est douteux il ne faut pas hésiter à recommencer l’examen, ni à prendre plusieurs clichés pendant l'évacuation.
Avec un peu d'habitude, on arrive à reconnaître l’aspect de l’uretère normal, l’aspect des anomalies fréquentes ou rares, et à distinguer celles qui gênent le fonctionnement rénal de celles sans gravité. Enfin, on peut apprécier les déformations pathologiques et les comparer aux résultats des épreuves du fonctionnement des deux reins séparés, de façon à choisir en tenant compte des antécédents gravidiques et gynécologiques, la thérapeutique la plus adaptée.
Tels sont les avantages de l’'U.P.R. On ne doit pas lui demander plus que ce qu’elle peut donner, mais surtout on doit la pratiquer à bon escient. Elle a l’avantage de constituer un document daté, et même pour la malade la « photographie de
son arbre urinaire >» à partir de laquelle on lui expliquera ses
défauts plus facilement.
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