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nique ; on arrive ainsi à ün total de 43 cas. En tenant compte des différences d'évaluation suivant les auteurs, et notre estimation personnelle s'appuyant sur les comptes rendus des dissections ou sur les schémas fournis, et pour les cas cliniques sur les radio- . graphies publiées, il existait :
— une hydronéphrose importante dans 6 cas;
— une hydronéphrose moyenne dans 23 Cas :
— une légère dilatation des voies excrétrices dans 14 cas.
Les hydronéphroses les plus marquées ont été observées, dans l'ensemble, chez les sujets les plus âgés (âge moyen : quarante ans pour la première catégorie, trente-cinq pour la deuxième, trentetrois pour la troisième). Mais cette évaluation est assez arbitraire parce que la plus grande partie des cas est observée à l’âge moyen de la vie, ce qui masque le fait que les dilatations les plus discrètes ont été observées chez les sujets les plus jeunes (dix ans, ANDERSON et Hynes : douze ans, CREEVY) et les dilatations les plus marquées chez les sujets les plus âgés (soixante-douze ans, JACOBSON, premier cas). Ceci, en règle très générale, l'âge ne constituant qu'un des facteurs dans le déterminisme de la dilatation.
. La prédominance du sexe mâle ressort nettement chez les sujets des laboratoires de dissection. Mais bien des auteurs ont fait remarquer, à juste titre, que cela tient au fait que les cadavres d'hommes sont plus nombreux que les cadavres de femmes. Cepen- dant cette prédominance se retrouve dans les 34 cas opératoires, puisque l'on trouve 24 hommes pour 10 femmes. Parmi ces cas, l'âge moyen est de trente ans pour les femmes et de trente-deux ans pour les hommes. Peut-être faut-il voir dans cette légère précocité chez la femme le rôle de la mobilité excessive du rein qui est plus fréquente que chez l’homme, et dont nous savons l'im- portance pathogénique! Peut-être aussi les grossesses répétées jouent-elles un rôle en fragilisant l'appareil urinaire (PICK et ANSON).
Sur les 10 cas rencontrés chez des femmes, l'état de gravidité doit entrer en ligne de compte. Deux cas sont à éliminer en raison de l’âge (dix et douze ans) ; sur les’ 8 cas restants, on manque de précisions dans 4. Dans les 4 derniers (RANDALL et CAMPBELL, n° 1 et 2, DERBES et La Nasa, WREN), le rôle de la gestation
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est manifeste. On trouve pour ces 4 cas, respectivement : Î grossesse, 8 grossesses et 2 fausses-couches, 5 grossesses et 3 faussescouches, et 1 grossesse. Or nous avons vu précédemment que l'on pouvait relever 6 cas d’hydronéphrose très importante : 4 femmes et 2 hommes. Ce sont précisément les 4 cas où l'on retrouve des antécédents de grossesse. Dans tous les autres cas opératoires d'hydronéphrose de moyenne importance ou de faible importance, aucun auteur ne fait mention du rôle de la grossesse.
Ces cas sont trop peu nombreux pour conclure, mais nous pensons cependant qu'il est intéressant de noter que les 4 cas féminins où l'hydronéphrose était la plus marquée, on retrouve. quatre fois des antécédents nets de gestation, et que l'on n'en retrouve pas dans aucun des autres cas. Nous souscrivons donc aux conclusions de Pick et ANSON qui trouvent dans la gestation un facteur aggravant. |
Ceci n'a rien d'étonnant d'ailleurs, ni de propre à l'uretère rétro-cave, mais est commun à toutes les hydronéphroses, en général. On connaît depuis longtemps le rôle de la gravidité dans l'éclosion de nombreuses uropathies, ou dans leur aggravation. Il est certain que « la gestation crée à l'appareil excréteur une physiologie nouvelle > (DE BEAUFOND) et que, partageant en cela les modifications de la fibre lisse utérine, celle de l’uretère voit sa sensibilité, sa tonicité, sa motricité se modifier, ce qui ne surprend pas étant donné leur parenté embryologique (COUVELAIRE).