‹ L'uretere retro-caveChapitre 28 sur 75 · I. — MANIFESTATIONS CLINIQUES · texte numérisé non relu

I. — MANIFESTATIONS CLINIQUES

Si l'anomalie peut ne présenter qu'un intérêt strictement anatomique (20 à 25 % des cas), nous avons vu que bien souvent le trajet anormal s'accompagne de retentissement sur le segment sus-jacent de la voie excrétrice.

Ce retentissement peut être latent et n'être qu'une découverte de dissection. D'autres fois, il prend une expression clinique ; ces cas peuvent être évalués à 50 %.

La moitié des uretères rétro-caves sont donc susceptibles de devenir chirurgicaux par l'obstruction à laquelle ils donnent naissance. Ils évoluent sous le masque d'une hydronéphrose de degré et d'expression clinique variables.

Pratiquement, il n'est pas de symptômes ones particuliers à l’uretère rétro-cave ; et cela, à l'inverse de son expression radiologique tout à fait propre.

Faire le diagnostic d'uretère rétro-cave, c'est savoir d'abord sous le masque de manifestations aberrantes, reconnaître l'origine rénale des symptômes et les rattacher à l'hydronéphrose ; c'est, ensuite, devant le tableau d'une hydronéphrose, reconnaître son type particulier qui intéresse le 1/3 supérieur de l'uretère et demander une pyélographie de face et de profil sans laquelle on peut passer à côté du diagnostic; mais grâce à la pyélographie, on ne peut pratiquement se tromper si on a déjà eu l'occasion de l'observer, car la déformation est bien typique. j

Il est possible de grouper des manifestations cliniques de l'affection en deux grands tableaux

LNH

1° celles qui évoquent une maladie de l'appareil urinaire, et essentiellement l'hydronéphrose, la lithiase, la tumeur : ce sont les formes urologiques ;

2° celles qui n'évoquent pas une maladie de l'appareil urinaire : nous les appelons les formes aberrantes.

FORMES UROLOGIQUES

L'attention du clinicien peut être attirée d'emblée vers l'appareil urinaire par des manifestations bien typiques : ce sont essentiel. lement :.

: — des douleurs;

— des hématuries ; — des signes de cystite.

Nous les envisagerons successivement. =

LES MANIFESTATIONS DOULOUREUSES. -. : -. de tn pee

Elles sont les plus fréquentes puisqu'elles correspondent exactement à 50 % des cas cliniques publiés. Nous ne faisons état que des douleurs ayant un caractère spécifiquement urinaire. D'autres phénomènes douloureux en plus de ces dernières peuvent être observés, et nous en reparlerons plus loin. La douleur apparaît donc dans l'uretère rétro-cave comme dans tant d’affections cliniques comme un signe révélateur extrêmement important puisque neuf malades sur dix souffrent, et qu'un malade sur deux souffre de son Sue urinaire.

Ces douleurs sont variables dans leurs caractères, leur intensité et leur évolution. é

Parfois ce sont des crises de coliques néphrétiques, ne 33% des cas. Nous ne pensons pas qu'il y ait intérêt à en rapporter ici les caractères, car ils n’ont pas d'utilité pour le diagnostic. Leur intensité, leur durée, leur répétition étaient variables suivant les cas. Les crises les plus violentes ne correspondaient pas aux dilatations les plus prononcées, ce qui est bien connu.

Nous pensons que l'explication de ces douleurs diffère suivant les cas observés. Elles peuvent être la traduction de l'effort demandé

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