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LA RADIOGRAPHIE SUR SONDE DE PROFIL ET OBLIQUE

Le trajet anormal de l'uretère, visualisé par l'artifice de la sonde, esf vraiment évocateur de l'uretère rétro-cave lorsque l'on sait que l’'anomalie existe. Mais les déformations de la portion lombaire de l'uretère droit peuvent relever d’autres causes comme nous le verrons. Aussi, malgré ses caractéristiques, on a cherché à radiographier cette déformation dans une position telle qu'elle permettrait à coup sûr le diagnostic.

De fait, si l'on se représente dans l'espace le trajet suivi par l'uretère, tel qu'il apparaît dans un plan sur un cliché de face on se rend compte que le trajet anormal est susceptible d’entraîner une déformation tellement nette qu'elle prend la valeur d'un signe pathognomonique. Sur un cliché de profil, ce qui est bien particulier, c'est à la fois les conséquences du trajet pré-cave

que du trajet rétro-cave.

En effet, sur un cliché de profil ordinaire, la sonde dessine un trajet très légèrement curviligne et qui réunit la loge rénale au détroit supérieur. Le rein, dans sa loge est postérieur ; le bassinet et les calices se projetant en regard de la partie moyenne des corps vertébraux: L'uretère, au détroit supérieur, doit franchir le saillie antérieure de l'articulation sacro-iliaque- avant de décrire sa courbe pelvienne. Entre la loge -rénale et le détroit supérieur, l'uretère aurait donc tendance à devenir progressivement antérieur. En réalité, la lordose lombaire repousse en arrière le massif lombo-

hi

sacro-iliaque que l'uretère contourne par en avant. Il s'ensuit que sur un cliché strictement de profil, où cette lordose est respectée, l'uretère paraît presque vertical et suit l'ombre des corps vertébraux, se rapprochant de leur extrémité antérieure vers L3 et LA, et devenant franchement antérieur en bas en regard de L5, laissant alors un espace clair entre son ombre et celle des corps vertébraux (figure 8 bis, p. 81, calque d'une urographie de profil, où le ballon compresséur est solidaire du malade et non de la table. Cliché du Docteur PROT).

Si l’on imagine maintenant le trajet de profil de l'uretère rétrocave, il est évident que ses rapports avec l'ombre des corps vertébraux sont modifiés, ce qui tient essentiellement au trajet spiroïde de l’uretère autour de la veine cave, et à la situation de la veine cave par rapport au rachis.

Dans son segment rétro-cave, l'uretère est au contact de la colonne lombaire. Cette constatation est primordiale. ;

Dans son segment pré-cave, il est à distance de la colonne lombaire, cette notion est aussi fondamentale. Ceci, parce que normalement, jamais l'urétère n'est à la fois aussi près et aussi loin de la colonne ; il faut donc envisager séparément la projection de ces deux segments.

Le cliché strictement de profil doit montrer le trajet anormalement antérieur dans son segment’ pré-cave où l'épaisseur de la veine cave le repousse exagérément en avant.

Les clichés. obliques, pris sous des incidences variables, doivent montrer que même en modifiant le degré de l'obliquité, il est impossible de dissocier l'ombre de la colonne de celle du « genou » rétro-cave de l'uretère.

Mais ces clichés ne peuvent être interprétés correctement qu'après avoir eu connaissance du cliché de face qui permet de situer la hauteur du trajet rétro-cave et celle du trajet pré-cave. C'est le recoupement des notions fournies par ces différents clichés qui permet le diagnostic et constitue un signe pathognomonique.

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