LE TRAITEMENT CONSERVATEUR
L'utilisation dés antibiotiques à action urinaire permettra peutêtre dans l'avenir de pratiquer des interventions plastiques conservatrices de plus en plus nombreuses. Car c'est justement en agissant sur le facteur infectieux rapidement surajouté que l'on protège la voie excrétrice en luttant contre sa conséquence inévitable qui est la sclérose. Pourtant dans les dix dernières années, sur 11 cas diagnostiqués pendant cette période, on fit 5 néphrectomies pour 6 plasties. C'est dire que le diagnostic n'est encore que trop tardivement posé, après l'apparition de l'infection. Par ailleurs, l'amélioration des techniques opératoires, la meilleure connaissance de la physiologie de l'uretère, le confort opératoire que donne une éxcellente anesthésie avec le minimum de risques pour le malade même si elle est prolongée, rendent possible la multiplication des indications d’un traitement -consérvateur. Les antibiotiques pré et post-opératoires permettent d'autre part de minimiser les risques d'infection et de stériliser dans une certaine mesure les urines, ce qui constitue un facteur primordial dans la réussite.
La seule façon de pratiquer un traitement conservateur, c'est de réaliser un décroisement de l'uretère. Le principe est simple : sectionner l'uretère, le dégager de derrière la veine cave et l'anastomoser en position habituelle. Mais nombreuses sont les façons de l'exécuter. Et tout d'abord s'il y a dilatation, faut-il s'en tenir à une intervention strictement urétérale ou bien y associer un temps pyélique destiné à remédier à l'ectasie du bassinet ? Certains auteurs ont élégamment résolu le problème -par une section haute
‘de la voie excrétrice qui permet d'obtenir un effet double en une intervention unique. Ceci évite d’avoir à pratiquer, en plus de l'anastomose urétérale, soit une résection de la partie supérointerne du bassinet, soit une plicature ou un froncement de ses parois obtenue en faufilant un certain nombre de fils dans son épaisseur ce qui assurerait, en contrecarrant sa dilatation, une meilleure vidange de la partie supérieure de la voie excrétrice. Ce point. particulier nous semble devoir être résolu par chaque opérateur suivant son habitude et ses conceptions pathogéniques. et surtout suivant les cas particuliers.
Le problème est, en effet, avant tout urétéral, et c'est essentiellement sur le niveau où doit porter la section de l'uretère et se pratiquer le décroisement que se discute l'indication.
On peut de. ce fait envisager trois grands types de décroné: ments