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au moins toutes les heures et surtout douleurs vésicales vives. Le traitement local, pilules et instillations de bleu de méthylène, n’a obtenu qu'une atténuation légère ; l'huile goménolée a donné un résultat encore moindre. Ces soins sont sans cesse poursuivis.
En octobre 1924 la cystalgie est intense. La cystographie montre une vessie à capacité très réduite, l'uretère gauche n’est point forcé. L'on pratique une cystostomie ; à l'opération, vessie toute petite,très profonde,saignant fortement à la distension.
Le malade quitte le service en mars 1925, médiocrement soulagé. Il devait revenir en novembre, souffrant beaucoup d’une vessie intolérante.
La sonde détermine des poussées très douloureuses ; sa mise en place est très pénible à raison du rétrécissement du trajet et de la rétraction de la vessie. L'état général est franchement mauvais, aggravé sans doute par les excès alcooliques qu’avoue le malade. ;
L'exploration du rein gauche donne des résultats parfaits. Phénolphtaléïne 52 % — Urée sanguine 0,20 ; K — 0,070.
L’urélérostomie est effectuée le 21 novembre 1925, ’uretère apparaîl épaissi. Le résultat est satisfaisant ; suppression des douleurs, amélioration très nette de l’état général.
Assez rapidement l’infection ascendante va se manifester. Au 5 janvier 1926 l’urine contient du pus, présence | de bactéries, nombreux staphylocoques et seau Pas de colibacilles. Zichl négatif,
ne
Le malade rentre chez lui le 15 mars 1926 en bon état général apparent. H est revu le. 19 juillet, urémique, et. meurt le 3r. | à
Obs. 111, — Madame J., âgée de 47 ans,est vue pour la première fois le 29 juin 1918. Un an avant elle avait subi une néphrectomie pour pyonéphrose tuberculeuse gauche, avec phénomènes hectiques et mauvais état général. Après une amélioration passagère la pyonéphrose s'était reformée et nécessitait l’hospitalisation.
A la cystoscopie les lésions très intenses de la région
urétérale gauche ne permettent pas d’apercevoir le méat.
L’orifice droit sain est seul cathétérisé.
L'analyse chimique montre un rein gauche très déficient, donnant en 2 heures 8 cc. d'urine, et 0,03 d’urée ; contre à droite 144 cc. et 1,88.
La néphrectomie est pratiquée le 3 juillet 1918 : rein adhérent de toutes parts qu'on enlève par morcellement. L’uretère apparaît énorme.
A la suite de l’intervention amélioration est considérable. Six ans après, 13 juin 1924, la malade revient souffrant de cystite extrêmement intense, envies très fréquentes d’uriner et même incontinence. Les urines sont pâles et légèrement troubles. La cystographie montre la communication de la vessie avec l’uretère droit, le bassinet est dilaté.
Le 21 juin 1924, on pratique l’urétérostomie ; l’uretère est épaissi.
Décès le 14 septembre 1924.
Obs. IV. — M. D., âgé de 35 ans, vient le 25 janvier 1926, pour de l’incontinence d’urine totale et des urines troubles et sanglantes. Le début des accidents remonte à 10 ans, marqué par des envies fréquentes d’uriner et une hématurie.
Depuis cette époque la pollakiurie a augmenté progressivement d'intensité ; les hématuries se sont répéées, le malade en est arrivé à perdres ses urines. De temps en temps seulement il peut les conserver une demi-heure.
Palpation des reins : négative. Capacité vésicale ko grammes. La cystoscopie pratiquée sous rachianesthésie montre une vessie parsemée d’ulcérations, certaines recouvertes de pus, d’autres à fond végétant.
l’uretère gauche est cathétérisé ; capacité du bassinet 15 cc. orifice droit non repéré, sonde vésicale.
La division donne les résultats suivants :
A droite urée, 0,09 ; chlorures, 0,10 ; phéñolphtaléïne, o.
A gauche urée, 0,61 ; chlorures, 0,45 ; phénolphtaléïne 33 PA
Examen histobactériologique : à gauche quelques hématies, pus en petite quantité; assez nombreuses cellules épithéliales, urate de soude, colibacilles peu nombreux.
À droite, sonde vésicale : quelques globules de pus : rares cellules épithéliales — colibacilles en chaïnettes
longues, peu nombreux.
La néphreclomie est pratiquée le 20 mars 1926 ; on