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— DÙ0 — suivis trop peu de temps pour que les résultats définitifs de l'intervention puissent être appréciés.
Le malade de Dugas examiné pour la dernière fois trois mois aprés la résection de lurèthre, urinait librement et à plein jet.
Le malade de Quénu, revu 6 mois aprés, présentait à la partie inférieure du canal, dans le point qui avait suppuré une induration cicatricielle et le canal n’admettait qu'un Béniqué n° 30; mais comme disait Quénu devant la Société de chirurgie : « peut-être pouvons-nous espérer que la rétraction se limitera à la seule paroi dont les fils ont suppuré ».
Chez le premier opéré de M. Pousson qui avait subi une résection partielle, cunéiforme, le calibre de lurèthre qui, à la sortie de l'hôpital, se laissait franchir par une bougie n° 20 de la filière Charricre, ne pouvait plus recevoir après 6 mois et malgré le passage de bougies assez régulièrement pratiqué qu'une bougie n° 14.
Le deuxième opéré de M. Pousson dont l'opération remonte maintenant à quatre mois et demi, passe sans difficulté un n° 20. mais il existe le long du canal un noyau d'induration assez volumineux. Espérons, comme disait Quénu en 189 à propos de son malade, que cette induration .se limitera à la seule paroi dont les fils ont suppuré.
La seconde catégorie comprend les malades de J. Roux, de Guermonprez, du professeur Guyon : les malades ayant été revus pendant plusieurs années, l'état de perméabilité de leur canal à pu être vérifié.
Chez le malade de.J. Roux, la récidive ne se fit pas longtemps attendre, car son début peut être constaté deux mois aprés l'opération; trois ans après on ne passait que difficilement un n°9. Il est intéressant de noter le résultat qu'une uré-
Pire
throtomie d'arricre en avant faite à ce moment donna chez ce malade antérieurement uréthrectomisé ; son canal examiné 17 mois après laissait passer librement une bougie n° 15.
Le malade de Guermonprez revu près de trois ans après était entrès bon état, bien qu'il ne se fut pas sondé depuis deux ans. Il urinait bien, une bougie n° 15 passait aisément; le n° 20 pouvait lui-même être introduit, mais avec un peu de frottement. On sentait par la palpation du canal l'existence d'un anneau cicatriciel, souple, indolore et trés étroit.
L'opéré de M. le professeur Guyon examiné plus de deux ans après l'intervention pouvait recevoir dans son canal un Béniqué n° 50; l'urèthre palpé sur la bougie métallique était souple et sans induration. la mixtion était normale; enfin l’érection qui dans les premiers jours ne parvenait pas à donner à la verge sa rectitude habituelle en raison du raccourcissement de l’urèthre, se faisait correctement etle malade pouvait avoir des rapports sexuels.
C'est le seul opéré chez lequel ce retour du membre viril à l'intégrité de ses fonctions sexuelles soit noté, mais il est probable que si chez les autres uréthrectomisés ces fonctions eussent été compromises, les rédacteurs des observations n'eussent pas manqué de le signaler.
M. Pousson n'ayant pas revu son premier opéré ne sait pas comment chez lui se fait l'érection; chez son deuxième malade la verge est légérement incurvée lorsqu'elle s’érige, mais le malade croit qu’il ne lui serait pas impossible malgré cela d'effectuer le coït.
Tels sont les résultats éloignés fournis par la résection de l'uréthre pénien: ils sont des plus encourageants et ouvrent une voie nouvelle au traitement de toute une catégorie de sténoses contre lesquelles la médecine opératoire était naguère désarmée.