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reptari de usura, nec jureia fiat super eum, vel super heredes ejus post mortem suam (1) ».
En 1350, Jean le Bon promet dans les mêmes termes, aux habitants de Rouen, qu'ils ne pourront être recherchés pour l'usure (2). La même année, ce prince permet aux habitants du Vermandois de prêter au taux de 43,33 % : « Se aucuns marchands dudit Bailliage veulent prester vingt sols Parisis pour deux deniers la sepmaine, ils n'en seront par nous, ne par nos gens traits à aucune amende et ceulx qui pour plus presteront en seront punis, et rendront le surplus à ceulz de qui ils l’auront (3) ». Le motif de cette faveur est celui-ci : « à cause d’une imposition de six deniers pour livre que les habitants avaient accordée au roy. »
En 1381, le roi Charles VI déclare que les habitants de Falaise ne seront point inquiétés par rapport à l'usure, à moins que l'intérêt par eux pris, ne füt aussi fort que la somme par eux prêtée : « Sciendum eciam quod nos aliquem de Burgensibus apud Falesiam residenciam facientibus, non capiemus ad occasionem usure, nisi denarium pro denario vel equivalenciam alicui commodaverit (4) ».
Voici d’autres privilèges accordés à la ville de Condom, en 1397 : « Concedimus etiam consulibus, universitati et civibus memoratis, quod contra omnes et singulos, universitatem, consules, singulares, civis, habitatores et vicinos, reformaciones super usuris et quibuscumque aliis excessibus, cessabunt, nisi contra officiarios dicte civitatis... » (5).
Les habitants de Tournay usaient librement du droit de prêter à usure : le roi le leur retira pour en gratifier quel-
(x) Lettres de privilèges aux habitants de Poitiers, $ 15. Ordonn. T. XII p. 302.
QG) Lettres conférant des privilèges à la Ville de Rouen. $ 14. Ordonn. t. Il p. 418.
(3) Ordonnance de Jean IF accordant des privilèges aux habitants du Vermandois, $ 12. Ordonn., T. II, p. 395.
de Privilèges accordés à la ville de Falaise, janvier 1381. Ordonn., T. VI, p. 640.
(t) Privilèges accordés à la ville de Condom, $ 9. Ordonn., T. VIII, P. 169.
ques Lombards., Mais ceux-ci sans doute payaient mal Louis XI rendit leur privilège aux gens de Tournay : « que, depuis maintenant en avant, il loise et appartiengne à toules personnes quelzconques de quelque estat où condicion qu'ils soyent en nostre dicte ville de Tournay, tenir en particulier tables d'usure selon les anciens et inveterez usaiges, composicions à nous ou à noz ofliciers et autres observances introduictes, enterinées et observées en tel cas... » Ce droit de tenir des tables d'usure était payé « cinq cents livres lournois par an (1) ».
(1) Ordonnance qui autorise tous les habitants de Tournay à tenir table d'usure, 6 mars 1468. Ordonn., T. XVII, p. 191.
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