‹ L'Usure au Moyen-ÂgeChapitre 24 sur 40 · PRIVILÈGES DIVERS · texte numérisé non relu

PRIVILÈGES DIVERS

Ces étrangers qui venaient ainsi s'enrichir en France avaient besoin d'être protégés : l'étranger, c'est l'ennemi, et jamais le vieux mot « hostis » ne s'était mieux appliqué dans ses deux significations. Le roi qui les attirait ne se contentait pas de leur offrir des monopoles et des privilèges d'usure il leur concédait des avantages de toute sorte, notamment des privilèges de juridiction et d'imposition.

Les Italiens recevaient souvent le droit de bourgeoisie (6). Juifs et Lombards étaient placés sous la sauvegarde spéciale du roi (7). Les Juifs avaient des juges particuliers (8) qui

(1) Ordonn., T. VII, p. 583, $$ rQ et 24.

(>) Ordonn., T. IX, p. 137. ù

(3) Ordonn., T. IX, p. 134.

(4) Ordonn., T. XV, p. 249.

(6) Ordonn., T. XV, p. 248.

(6) Ordonnances de 1320, 1366, etc.

(7 Ordonn. de juillet 1366, etc., pour les Lombards. Ordonnances de 1319 1301, 1372, etc., pour les juifs, FANS Rs

(8) Voy. Brussel, loc. cil., chap. XXXIX $ XXVII.

‘étaient eux-mêmes Juifs et dont le chef, appelé « gardien ou conservateur de leurs privilèges » était un prince du sang royal. Is percevaient eux-mêmes et à leur guise les impôts que le roi prélevait sur eux. Les avantages qu'on leur accordait étaient plus où moins grands suivant le besoin que l’on avait d'eux. L'ordonnance de mars 1360 (1), rendue par Jean le Bon après sa captivité, accorde aux Juifs des avantages exorbitants : il s'agissait de payer la rançon du roi; on leur accorde tout, jusqu'à « être creuz par leur loy, sur leur foy et serment, pour tout ce qui concerne leurs

créances ».

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