CHAPITRE PREMIER
Mathias fils.
Anonyme Serpentard, ruiné par la vaine recherche de Thérilage Guidant , réduit aux expédients et n'ayant pas eu la plus peiile part dans la succession de sa cousine
Alexandra, dite Coqueluche, dont le prudent Annibal recueillit seul les dépouilles fraternelles, — Serpentard, sans crédita Pontoise, conspué, bafoué , charivarisé, désespérant de tous ses grands projets, en vint définitivement à reconnaître que Malhias était un grand homme.
Or, le juif subalterne Sarrazin dont on a parfois rencontré le nom dans nos précédentes pages, avait rendu l'âme. « La pâle mon, » a dit Horace, « pousse d'un pied égal les cabanes « des pauvres et les demeures des rois, o — ce que Malherbe a paraphrasé en des vers gravés dans toutes les mémoires.
— Malhias est un roi du siècle, un homme d'argent, un juif de génie ! se ditSerpentard, mais la mort qui a des rigueurs à nulle
autre pareille n'a point épargné Sarrazinson accolyte; il se fait vieux lui-même ... C'est le cas de renouer nos relations.
Serpentard, là-dessus, se présenta résolument chez l'usurier sentimental, et ne craignit pas de lui demander d'êire associé à son commerce :
— Pour les coups de canne que j'ai reçus ? o dit en souriant le magnanime Mathias.
— Cher maître, les vingt-cinq francs qu'il m'a fallu vous donner ont achevé de me démontrer que vous êtes un spéculateur de premier ordre.
— Oui et non !... dit Mathias flatté dans son amour-propre de juif.
Nous disons juif^av extension, en em, prunmnt, comme nous Tavons fait jusqu'ici,
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une expression consacre'e par Tusage ; mais nos lecteurs savent que Maibîas n'était rien moins qu'un descendant dlsaac. Il est juste de distinguer entre juif et juif, comme cet avocat qui, défenseur d'un israëlite contre un usurier, débuta par ces mots :
(( Je plaide pour M. *** juif de nation, con-
» ire M. *** juif de profession. »
C'est donc juif de profession qu'il faut entendre toutes les fois qu'il s'agit de Mathias ou de ce Sarrazin, dont Serpentard convoitait provisoirement l'emploi, faute de mieux.
— Vous avez besoin d'un prêle-nom pour certaines opérations délicates , dit-il, j'espérais...
— Je vous devine, mon bon ami, vous
SENTIMEl\TâL. ?î
avez la manie des successions, et vous pensez que je ne suis pas immortel...
— Oh!... fît Serpentard.
— Ne seriez-vous pas ravi de me succéder?
— Si j'étais en mesure de vous acheter votre fonds et votre clientèle, oui sans dou-< te... mais...
— Maïs, j'ai un fils et une fille, monsieur Serpentard, dit Mathias, et voilà qui vous défrise !...
— Un fils !... une fille !... vous !... murmura le candidat désappointé, je n'ai jamais vu chez vous que Toinon, votre diable de servante, plus revêche, plus hargneuse, plus désagréable que...
— Que moi ? fil Mathias.
— Que le diable ! dit Serpeniard.
— Allons, mon bon ami, tranquillisezvous, je vous promets de l'occupalion. On vous fournira quelques petites affaires, on exploitera votre humeur jalouse, bilieuse et rapace....
— Hé !... que dites-vous là ?...
Mathias répliqua non sans bonhomie :
— Je vous prouve mon estime pour votre caractère, je vous apprécie a vuu. ^c.iour, je
vous cote, je vous classe, je vous enrôle, et vous ne semblez pas satisfait!... Il faut parbleu que vous soyez bien difficile !...
Cette étrange réponse exigeait un commentaire que Fusurier y ajouta séance tenanie, en dévoilant au futur successeur de Sarrazin quelques uns de ses ingénieux aper-
çus sur les valeurs imaginaires et les spéculations en matière de sentiments.
— Vous êtes avare, Serpentard , et moi aussi !... et je m'en fais gloire !... L'avaiice est la seule passion durable; je suis né, j'ai vécu, je vis , je mourrai avare...
— Ainsi soit-il ! murmura Scrpeniard.
Nous ne rendrons pas un compte aussi étendu de la visite du lieutenant Berlaut à Tusurier sentimental.
Il suffira de dire que Tépée et la croix d'honneur du digne ami de Typhon furent classées par le juif parmi ces valeurs imaginaires sur lesquelles il exposait parfois des sommes considérables» > — Après quoi , le
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vieil officier alla trouver le mari de Rose Printemps :
— Un devoir sacré, lui dit-il, m'oblige à quitter la France pour entreprendre un long voyage; je viens te supplier de veiller sur mes enfants !...
Bertaut était père d'un jeune garçon un peu plus âgé qu'Adolphe, et d'une petite fille née depuis son retour de Russie.
— Veiller sur tes enfants ! dit le commandant Typhon, qu'entends-tu par là ?
— Gaston est en pension, j'ai payé deux ans d'avance, tu irais le voir, tu serais son correspondant...
— Très bien !
— Quant à Blanche, je lui cherche un asile.
— Lieutenant Bertaut, s'écria Rose avec chaleur, l'asile est trouvé, si toutefois vous daignez me confier votre aimable enfant !...
— Bravissimo !... s'écria Typhon enchanté, notre Adolphe sera content, j'espère!... Un camarade et une petite amie!
voyage?...
— Impossible, cher TypW
*on av.-»^'' 1er le but. Aussi, vais-je déposer de ce pas
r vagues indi# .ve-
mon testament entre les mains de ton honorable ami M. Barnabe, pour le cas où je n'en reviendrais point...
— Pour ce cas-là , corbleu ! sache bien que Typhon regarderait les enfants comme les siens !...
— Et Adolphe?... s'écria Bertaut.
— Adolphe a deux papas et deux ma-
mans ! Il ne risque guère d'être orphelin, au lieu que tes pauvres petits... Cependant, où diable?... à ton âge!... Je n'interroge pas, je suis discret...
Des larmes roulaient dans les yeux du
•-^'-"" i^p'e^ant, qui partit peu de jours
'^s enfants !... ^. , .
9& Mystérieux voyage ; — mais
'^ertaul était pei . . 1,1
noL éclarer ici sans plus tarder
t a^gg qu'A qu'au boGi JL dix-huit mois environ, le père
de Gaston et de Blanche revint à Paris sain et sauf, pour y reprendre le cours de ses modestes travaux. \
De longues années s'écoulèrent ensuite sans qu'il parlât de ce qu'il avait fait durant son absence; seulement, tous les ans à époque fixe, le pauvre officier en retraite se rendait à la demeure isolée du juif Maihias, y
acquittait les inlérêlsde Favance qui lui avait servi à faire son voyage, jetait un regard à sa vieille é[)6e et à sa croix laissées en gage, et regagnait sa demeure en soupirant :
— 0 mon Dieu ! murmurait-il, si ces sacrifices avaient servi à quelque chose jusqu'ici, mais rien!... presque rien!... de vagues indices, voilà tout !...
Cependant Adolphe et Gaston avaient fait tous deux de brillantes études; et Blanche élevée dans un des premiers pensionnats de Paris, en éiait sortie depuis peu pour occuper les fonctions de demoiselle de compagnie auprès de madame la comtesse d'Orbigny, sa pro lectrice.
IS L'USURjli
La comtesse, qui parais lieutenant Bertaut une af doute sur des services de ] vait pas encore dépassé le de la jeunesse. Toutefois, < une fille de l'âge de sa cl:
qui lui devait, nous pouvo lion et les talents qu'elle reste, Blanche, traitée avec nelle, ne s'apercevait jam de sa condition.
génaire, cassé, usé, souffrant, et ne dirige sa maison qu'avec une extrême difficulté, nait de rappeler chez lui la jeune Henri( que Serpeniard y aperçut tout à coup a un élonuement extraordinaire. Maihias g faissait; il parlait souvent de son fils, qu'i tendait, disait-il, de jour en jour. Il était connaissant des soins que lui prodiguait H rieite, et, symptôme non moins grave, il moignait Tinteniion de faire son testamer — L'on n'emporte pas son bien dans 1' tre monde, hélas ! murmurait-il avec an tume. Avoir créé des opérations comme miennes!.,, et abandonaer la carrière., vous saviez, Serpeniard, quelles valeurs j
commettre une de ces indiscrétions que Serpentard auendait avidemeni, Toinon la bretonne, apparaissait et renvoyait d'autorité le successeur de Sarrazin.
— Laissez donc monsieur en repos ! disait-elle brusquement; ne voyez-vous pas que vous le fatiguez ?
— Mais je suis un vieil ami, Toinon; vous savez bien que je supplée M. Mathias pour les affaires courantes...
— Allons donc! il s'agit bien d'affarres maintenant!.,, laissez nous tranquilles !..•
Serpentard quoique d'un âge mûr se permettait d'adresser à la jeune Henriette des galanteries d'un goût assez fade; Henriette ne daignait pas y prendre garde. Toinon, du resle, ne manquait jamais de se montrer et
de malmener sévèrement Taudacieux prêicnom.
Dans le cabinet d'affaires où Serpenlard se glissait sans cesse, pour y découvrir quelque opéralion secrète de grande importance, sans cesse il se trouvait face à face avec Toinon, la bretonne :
— Ne touchez pas à ce regislrel.^,. s'écriait-elle, laissez-îà ces casiers !
La servante était un argus. Serpenlard l'avait en horreur. Elle lui rendait antipathie, pour antipathie.
Toinon avait grand soin de son vieux maître, mais signalait surtout son zèle, par un dévoûment à toute épreuve pour la jeune Henriette qu'elle servait comme une esclave^ et qu'elle aimait comme une mère.
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Gi àcç à elle, le triste réduit où Rose Printemps désespe'rée, et Adolphe, alors pâle et chétif, avaient passé une nuit de cruelle mémoire , éiait converti maintenant en une jolie chambrelte, étincelante de propreté, tapissée de frais et très convenablement meublée. La bonne servante avait fait des miracles pour arracher à la sordide avarice de Mathias, les faibles sommes nécessaires à celle métamorphose.
Le vieil usurier attendait impatiemment son fils ; il Tatlendait d'un jour à Tautre, lorsqu'il mourut intestat entre la pauvre Toiuon et lïenrielle qui n'avaient cessé de le soigner avec la plus touchante tendresse.
Maihias inourul sans s'être alîté; il rôdait allant du cabinet au salon, quand il se sentit foudroyé :
— Henriette... ma fille... je voulais... Toînon, vous direz à mon fils...
— Que lui dire?... demandait la bretonne...
Le mourant ne put faire entendre que des sons mal articulés ; on ne distingua que les mots : fille!, ^ sœur!... ma fille!... demi-mil^ lion!... sa fille!... sa sœur!...
Puis, il se raidit, se leva comme pour aller au cabinet d'affaires, mais retomba dans son fauteuil, et y expira sans avoir pu émettre sa pensée.
Jusqu'à la fin, Maihias avait retenu quelque grand secret, dont il ne voulait
transmettre le fardeau qu'à la dernière extrémité'. Il ne put accomplir cette volonté suprême.
— Il ordonne à son fils de traiter mademoiselle en bon frère !... La commission sera faite! murmura ïoinon en se permettant un geste d'une interprétation fort équivoque.
Mais nul n'observait la servante bretonne.
Henriette agenouillée, baignait de ses larmes la main glacée du vieillard.
En ce moment, un léger bruit se fit entendre dans le cabinet. Toinon tressaille, ouvre la porte et voit Serpenlard mettant la main sur un carton. Un registre se trouvait sur le bureau ; Toinon peut y lire un nom qui renvoie au casier convoité par le trop audacieux prête-nom ;
— Casier F, n« 40!,.. se dit Toinon plus émue par celle circonstance que par la mort de son maîire. Bien !... je suis arrivée à temps!... Ni Serpentard, ni aucun autre ne louchera, j'en réponds, à de si précieux papiers.
— M. Serpentard, que fîiisiez-vous là?,., demanda-t-elle ensuite avec calme.
— J'attendais des nouvelles de notre pauvre ami!... oh! Tinfernale coquine! murmurait-il avec une véritable fureur, elle me ruine, elle me met au désespoir !.. casier F.., n° 40!... je ne Toublierai pas!... une minute ici, une minute seul, et ma fortune est faite!... cinq cent mille francs !... cinq cent mille francs!,., un demi-million!...
Toinon rompit enfln le silence :
— M. Maihias, dit-elle, vient de mourir subilemeni. Sortez donc, sortez d'ici. La mai-
V son sera fermée, maintenant, jusqu'à Tarrivéo de monsieur son fils.
Serpentard fut bien obligé d'abandonner la partie; mais huit jours après, Mathias fils étant enfin arrivé, Serpentard s'empressa de se mettre à ses ordres :
— J'étais au fait de toutes les opérations de TiOnsieur votre père, lui dit-il : ses dossiers, ses registres n'ont point de bccrets pour moi; d'ailleurs, s'il vous plaisait de me céder le fond de l'établissement, on pourrait s'entendre... Il ne vous convient peut-être pas de continuer les affiiires?
— Monsieur Serpentard, répondit Mathias fils, je vous suis mille fois reconnaissant de
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voire zèle. Quant à vos offres, je n'ai garde de les repousser, mais vous me permettrez d'abord de me mettre un peu au courant...
— Je suis tout à vos ordres, monsieur Mathias.
— Vous êtes infiniment trop aimable, monsieur Serpentard.
Mathias fils n'eut pas le don de plaire au successeur de Sarrazin. Il avait un langage rude et bref, tandis que feu Mathias ne manquait jamais de moelleux, et conservait une aménité remarquable, même dans ses moments d'humeur.
Du reste, l'hériiier du grand Mathias paraissait déjà fort vieux, — Quoiqu'il eût une certaine vivacité d'allures, il portait bien la
cinquanlainc. Ses cheveux étaient blancs; ses lunettes vertes le vieillissaient beaucoup; il marchait vite et d'un pas ferme, mais il était voûté,ridé, souffreteux.il se plaignait de rhumatismes et se disait sujet à de violentes attaques de goutte.
Un tel homme pouvail-il bien être le frère de la charmante Henriette, qui avait à peine dix-huit ans, et brillait de tout l'éclat de la
jeunesse?
— A la rigueur, oui, se disait Serpentard qui n'était jamais parvenu à pénétrer les mystères de la famille Malhias; l'ancien aura eu son fils d'un premier mariage. Folie de jeune homme! Sa fille, au contraire, doit être une erreur de vieillesse, un enfant du second lit!.. Tout cela, pourtant, el la noie du grand
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livre donnent beaucoup à penser !.. par quelle faialité n'ai-je pu meure la main sur le dossier F, n^ 40!... maudite Toinon!
Serpenlard, par cent motifs e'galement puissants ne cessait de fréquenter la maison Maihias :
— Après la mort du vieux chiffreur, se disait-il encore, je m'attendais à voir arriver du fond de la province, quelque bon gros luron facile à duper... non! tel père, tel fils; jamais Tadage n'a été si vrai. Celui-ci est encore moins commode que l'autre. Il devine les affaires; il me rogne mes bénéfices; il me lient à dislance et paraît se défier de mon concours!... Oh! le meilleur moyen serait de plaire à mademoiselle Henriette, mais hélas!...
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Ici, le tendre Ninyme Serpenlard soupirait.
— Mais, pourquoi diable Tavoii* élevée comme une héritière du faubourg Saint-Germain?.,, pourquoi? autre mystère !,.. Elle doit rêver de dandies à gants jaunes; mademoiselle a appris le dessin et la musique; elle a pour amies de pensionnat les jeunes personnes les plus distinguées de Paris!... Oh! qu'une pareille poupée est bien à sa place dans Farrière-boutique d'un usurier!... Cependant, comme elle sera très riche, et comme elle ne voit personne ici... ne nous décourageons pas !...
Telles étaient les réflexions de l'ambitieux Serpentard, que Mathias fils était bien obligé de consulter sans cesse, car les notes de son
père avaient toujours éii rédige'es avec un laconisme affligeanl.
Aussi, malgré leur peu de sympaihie, ils passaient ensemble des journées entières
dans ce cabinet d'affaires don» on n'a pas out
"^■St s blié la disposition et où rien n ^ut changé.
Il n'en était pas de même db^^auires parlies de la maison.
Le nouveau Maihias, quoiqu'il vécut affublé des vètemens rapiécés de son père, avait consenti à faire meubler avec goût le salon destiné surtout à l'usage d'Henriette. — Il avait acheté à sa jeune sœur un excellent piano et ne lui refusait pas même des colifichets d'un prix assez élevé.
La toilette d'Henriette ne laissait rien à désirer; elle était simple, mais élégante, et
du meilleur goût. Quand la jeune fille eut enfin quitté le deuil, Serpenlard fût tellement frappé de ce luxe inusité qu'il ne pût s'empêcher de s'écrier avec une sorte de stupéfaction :
— Pèrèndarel... fils prodigue!...
Il faut croire que Toinon avait transmis au fils Mathias les dernières volontés paternelles, de manière à le prédisposer singulièrement en faveur de sa jeune sœur; car jamais frcre ne se montra plus tendre ni plus indulgent que le nouvel usurier :
— Henriette pourtant ne pouvait être la fille de sa mère; rien ne prouvait que son père se fût remarié ; le contraire était vraisemblable jusqu'à Tévidence. En ce cas, on
aurait pu contester à Henriette toute espèce de droits à la succession.
Maihiasfils en usa tout autrement :
— Mon père, mourant, m'a ordonné de la traiter comme ma sœur, comme sa fille, ditil à Toinon ; très bien ; elle est sa fille, elle est ma sœur et je m'en réjouis de toute mon âme!... ""
Si Serpentard avait pu entendre de que. ton ces paroles furent prononcées, assurément il n'aurait plus été tenté de dire :
— Tel père, tel fils.
Toinon fut charmée des excellentes dispositions de son nouveau maître; mais cette impression favorable se dissipa fort promptement, lorsqu'elle vit le nouveau Mathias rouvrir le cabinet d'affiiires, continuer le
commerce de la maison, trafiquer, calculer ^ ^et spéculer avec la même opiniâtreté tenace que son prédécesseur.
— Je m'étais trompée, se dit-elle amèrement, il aime sa sœur, mais c'est encore un buveur de larmes!...