ANA DS
lution de la chirurgie elle-même. Après une période où les opérations radicales furent en faveur, les interventions conservatrices commencèrent à se répandre. Déjà, en 1882, Shrœder propose dans le cas d’hématosalpinx prédominant une méthode conservatrice intéressante, mais rarement applicable : la salpingectomie unilatérale qu’il faisait suivre d’une incision de l’hématomeétrie. Par la suite, les opérations sur les annexes se multiplièrent, et Léopold, puis Gratz et Sœnger firent des essais de castration en pratiquant des salpingectomies doubles pour supprimer la cause même de l’hématométrie, Ces opérations sont particulièrement délicates lorsqu'il existe un hématosalpinx avec des adhérences, mais ne touchent pas à la malformation. Toutes traitent la seule complication hématométrique et ont pour but l’arrêt du flux menstruel dans la corne malade, soit même l’établissement d’une ménopause artificielle par la castration ovarienne double ; elles sont d’ailleurs aujourd’hui oubliées.
Le problème se pose actuellement de tout autre façon; nous avons affaire à une malformation, il faut donc la traiter comme telle, et le chirurgien doit choisir entre la méthode conservatrice ou radicale (Guilleminet et Michon). Celle-ci comporte l’hystérectomie totale ou subtotale rendue parfois difficile quand le col et le vagin sont dilatés par une collection sanguine. Delbet, dans un cas semblable, dut terminer par une marsupialisation de la poche cervicale qu'il ne put arriver à extirper.
Il nous faut signaler aussi le danger de l’uretère; la bride vésico-rectale avasculaire ne soulève aucune difficulté (voir Chapitre IT).
La méthode conservatrice, bien spéciale aux malformations utérines, va retenir notre attention. Elle s’adresse pareïllement aux trois types d’Ombrédanne, mais pour rester dans notre sujet, nous envisagerons uniquement le
type III.