‹ L'Utérus Bicorne UnicervicalChapitre 16 sur 24 · RAT · texte numérisé non relu

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méthode; dans les deux types IT et IIT, la bicornité est en effet l’élément essentiel de la malformation et son traitement identique. La valeur démonstrative est donc la même.

Puppel Mainz () reprit l'opération de Strassmann avec le même succès. La méthode fut importée en Italie, à Padoue, par E. Truzzi, qui publie, en 1909 et 1910, deux interventions dont l’une portait sur un utérus du type II; nous la reproduisons plus loin (observation XD).

En 1911, Strassmann réunit deux cornes utérines dont l’une était atteinte d’hématométrie avec coexistence d’hématosalpinx et d’hématocolpos. (I s'agissait d’un utérus du type IL.)

TRADUCTION. — « Je ne doute pas, ajoute-t-il, qu’en présence d’un pareil cas il y a seulement quelques années, tout chirurgien eut fait l’opération radicale; au lieu de celà, nous avons une femme avec un appareil génital normal et une menstruation régulière. »

En mars 1912, il fit une opération analogue et préconise la technique suivante : « Après laparotomie, il faut savoir s’il existe un hématosalpinx; celui-ci est à enlever. Par une incision de son bord interne, la corne fermée est ouverte jusqu’à son débouché dans la corne saine et son contenu stérile est évacué. Tamponnement provisoire, puis ouverture de la corne saine sur le bord interne. La suture ne présente pas plus de difficultés que dans la césarienne. La gaze est amenée jusque dans le vagin à travers le col avant la fermeture; elle doit être enlevée le septième jour ».

Bien entendu, l'infection de l’hématomètre pourra justifier l’extirpation totale de l’utérus..

Strassmann envisage même l’opération plastique dans le cas de grossesse dans une corne fermée.

« En pareille circonstance l’on doit, dit-il, ouvrir la

(1) Purpez. — Zentral. für Gyn., 1910, p. 74.

RDS

corne comme précédemment, enlever le produit de conception et curetter. Alors ouverture en selle de la corne non gravide et raclage de la membrane déciduale ; on peut alors rétablir une seule loge utérine. »

L’objection principale que l’on puisse faire à l’opération de Strassmann est la possibilité de rupture lors d’un accouchement ultérieur ; mais, comme le dit cet auteur, les risques ne sont pas plus grands que dans la césarienne. La solidité de la suture est d’ailleurs démontrée par les accouchements ultériéurs normaux publiés jusqu’à ce jour (). Cependant, la « Metroplastik » ne s’applique guère qu'aux cornes bien développées ; il est évident qu’on ne pourra rattacher une corne rudimentaire ou accessoire à une corne normale; de même l’écartement exagéré des deux globes paraît être une difficulté sérieuse pour l’opération de réunion; par contrée, cette dernière est l’opération de choix lorsque les cornes sont rigoureusement égales et symétriques.

Indications opératoires.

La plupart des gynécologues sont d'accord pour n’intervenir que dans les cas où l’anomalie crée des accidents sérieux : avortements répétés, hématométrie, etc, et, de ce fait, les utérus que nous avons groupés dans les formes douloureuses simples et dysménorrhéiques ne seraient pas justiciables d’une intervention (Gouilloud, Rochard, Zimmermann, Seliga). Cependant le traitement médical est particulièrement inefficace chez ces malades qui se plaignent aussi quelquefois de stérilité. Aussi, l'intervention particulièrement anodine que propose Petit-Dutaillis (°) mérite d’être signalée ici.

Si la symptomatologie de l’utérus bicorne unicervical établit la légitimité d’une intervention chirurgicale, les

(x) Voir la statistique de Fucns, loc. cil., p. 4x à 45.

(2) Nous avons vu que Perir-DurarcLis suppose dans ces cas l'existence d’une lésion histologique tissulaire; à l'obstacle anatomique il oppose la dilatation par laminaires

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