‹ L'Utilisation de l'Extrait amygdalien dans le Traitement des Hypertrophies des Amygdales et des Infections du CavumChapitre 7 sur 28 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Point nest besoin d’insister sur la fréquence des hypertrophies amygdaliennes. S'il existe une affection rencontrée quotidiennement, c'est bien celle-là, et avec elle toute la série des angines plus ou moins graves, des infections chroniques du cavum, et des complications plus sérieuses de suppuration intra et extra-amygdaliennes. Il semble que la responsabilité de l’hypertrophie amygdalienne dans tous ces accidents ait été reconnue depuis la plus haute antiquité, et que dès cette époque on se soit attaqué directement à la cause du mal.

En effet, avant l’ère chrétienne Celse et Ætius pratiquaient déjà l’amygdalectomie par des moyens rudimentaires.

Vers l’an 650 avant Jésus-Christ, Paul d'Egine amène quelques perfectionnements à la technique et on continue tant bien que mal cette pratique jusqu’au xvi° siècle.

Il faut croire que les moyens primitifs employés alors n’allaient pas sans dommage, puisque c’est la

fréquence des accidents opératoires qui fournit à

A eue

Ambroise Paré les arguments par lesquels il s'opposa à l'opération.

C'est pourquoi celle-ci tombe dans l'oubli jusqu'à 1734, époque à laquelle Wiseman la remet en honneur. Depuis lors, l’ablation sanglante des amygdales est pratiquée soit totale soit partielle.

Au début du xx° siècle, sous l'impulsion de Farlow, de Sluder, et de l'Ecole américaine, l’amygdalectomie connaît une vogue invraisemblable. On la pratique systématiquement, et on lui attribue des vertus. curatives dans les cas les plus divers.

Naturellement, la réaction survint. De nombreux auteurs s’opposèrent à cette ablation systématique — qui comporte des risques — et qui supprime un organe qui a peut-être son importance.

Bref, après des fortunes diverses, l’amygdalectomie totale ou partielle est actuellement fixée dans des cadres précis, et même ces deux variétés ont reçu leurs indications réciproques.

Nous ne ferons que rappeler les autres procédés. employés pour la suppression des amygdales :

— électrolyse au courant galvanique, abandonnée aujourd'hui pour la lenteur des résultats ;

— igniponcture ;

— radiothérapie préconisée en 1902 par l'Américain Puncet, et en 1903, par l'Allemand Heinecke, procédé qui a sa valeur, souvent employé, mais que nous n'avons pas à détailler ici.

Ce n’est que ces dernières années que l’expérimen-

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