‹ L'utilisation des Acides aminés comme complément de l'Alimentation des NourrissonsChapitre 14 sur 40 · HOT · texte numérisé non relu

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D’autres sont indispensables à la réalisation de certaines fonctions organiques : les Amino-acides soufrés - cystine, méthionine, glutathion. \

Les protéines ne sont donc pas interchangeables, et leur valeur dépend de leur composition en acides aminés.

Parmi les Acides Aminés essentiels certains :

1° ne peuvent être synthétisés par l’organisme : lysine, tryptophane, histidine, arginine, cystéine, thréonine, leucine. Ils doivent être apportés tout prêts par l’alimentation;

2° les autres peuvent être fabriqués à partir de la désintégration des autres protéines tissulaires.

Enfin, il y a un taux minimum de présence dans lalimentation des Acides-Aminés essentiels au-dessous duquel la protéine n’est pas utilisable.

Osborne et Mendel, à qui on doit cette notion fondamentale, avaient remarqué que certaines protéines (lactalbunine, caséine, ovalbumine, édestine, etc...) permettent la croissance, d’autres (gliadine, zéine, hordéine, gélatine) non, bien que riches en acides aminés. Les unes permettaient une balance azotée positive, les autres, non.

Ils ont montré que cette variation d'utilisation était due à l'absence, ou surtout, à la quantité trop petite d’un des acides aminés de la protéine. L’addition de ces acides aminés permettait alors un rendement biologique.

En 1912, Osborne et Mendel prouvèrent ainsi que la gliadine prenait sa pleine valeur si on lui ajoutait de la lysine. Plus tard, en 1914, la zeine fut aussi démontrée carencée en tryptophane et lysine.

Le rat avec la zéine, comme seul protéine dans son alimentation, meurt. Il vit sans croître si on ajoute du tryptophane, il croît si on ajoute de la lysine.

En 1915, Osborne et Mendel démontrent le rôle de la cystine. La croissance avec la caséine est considérablement

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accrue si on ajoute de la cystine. En 1931, Jackson et Block montrent que l’on peut obtenir le même résultat avec la méthionine.

Aussi, il a été formulé, par ces auteurs, la loi du minimum comme suit : « La quantité nécessaire et suffisante d’une albumine qui doit figurer dans la ration d’un animal, afin d’en permettre la croissance et l’équilibre azoté, est fixée par le pourcentage auquel l’acide aminé indispensable existant en quantité minimum entre dans la composition de cette albumine ».

Cette loi permet de classer les protéines.

Les protéines, qui contiennent tous les acides aminés in-

dispensables et à des taux suffisants, sont toutes des protéines animales.

Le type des protéines parfaites est la lactalbumine dont la composition est :

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Le deuxième type est représenté par les protéines qui contiennent tous les autres acides aminés, mais l’un d’eux est à un taux insuffisant. La caséine fait partie de ce groupe; voici sa composition : |

TLTYPIOPHANE à 22000 NORME PEN un LVSine TN PRE RTE DESINE 5,25 Éistidine 2/5. 2202 00 NE EL Le CURE 2,63 Arginine !.. 4.0 ARLES RPRP EEE CERN 3,01 ARE Li OR AN EC LE". 0,26 Proline 296468 7 00e INTER A ORNE 6,70 Thyoninenss id VANNES CPE LDEE ES PESETE 4,50 Acide: dlutaniquers£ 1:04 mA SEL M REERSEE 15,60 Acide: äspartiquess 2426044000 0 MO ME ACARNEE 1,4

Phénylalaniné :.7722.,.7 2 EURRMPEREE PP EEE 3.20

Le troisième type est fourni par les protides qui manauent totalement de certains acides aminés indispensasables, comme la zéine, par exemple.

Le métabolisme de ces différents groupes est différent :

Le 1” groupe est entièrement utilisé sans déchet, pourvu qu'il ne soit pas donné en excès, ou pourvu qu'il y ait une ration convenable d’'Hydrates de Carbone qui suftise à l’'énergétique (Graham Lasv). La balance azotée est fortement positive.

Le 2° groupe est utilisé dans la proportion où se trouve l’acide aminé le moins représenté. Tout le surplus passe au déchet. On y trouve l’excédent des acides aminés abondamment représenté dans la protéine. La balance azotée est faiblement positive.

Enfin, le 3 groupe n’est pas assimilé s’il est donné seul :

La balance azotée est négative; elle ne deviendra positive que s’il est ajouté une autre source de protéines contenant les acides aminés manquants.

Les considérations, qui précèdent, doivent être connues lors de l'établissement des régimes protidiques.

Il est évident que l’on doit s'adresser aux protides dont l'utilisation est la plus économique. pour l'organisme. Ceci est d'autant plus important lorsqu'il s’agit d’un nourrisson débile ou hypothrepsique dont les fonctions d’assimilation

sont très réduites et dont le bilan azoté est facilement négatif.

Chez un nourrisson au sein, la ration protidique est basée sur la lactalbumine, celle-ci étant entièrement assimilée, le problème est relativement simple.

Lorsqu'il s’agit d’une alimentation artificielle, il faut se rappeler que l’on peut donner à ces régimes une valeur supplémentaire en améliorant les albumines. Un protide, dont l’utilisation est imparfaite, peut être rendu plus utili-

sable à condition d’ajouter le ou les acides aminés manquants.

De là est venue la notion de « supplémentation » des régimes protidiques par les acides aminés.

Nous allons étudier le problème pratique de cette supplémentation, et nous verrons qu’elle peut se faire par l’em- - ploi des hydrolysats de protéines.

Nous envisagerons d’abord l’historique des essais d’alimentation par les acides aminés, puis leur utilisation actuelle, grâce aux hydrolysats de protéines.

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