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mauvaise indication de la déshydratation et de la perte des liquides; ces auteurs font d’ailleurs la même réflexion pour la chlorémie et ils préfèrent s’adresser à l’hématocrite et à la réserve alcaline dont les taux sont beaucoup plus fixes : 42 à 48 pour l’hématocrite; 40 à 60 pour la réserve alcaline.
Cependant d’après eux, les pertes en capital proteique sont manifestes. Ces auteurs trouvent chez 6 enfants morts de gastro-entérites des lésions du foie visibles macroscopiquement et microscopiquement; et ils pensent que l’extrême dégénérescence graisseuse tient en partie à la carence protéique et à l’absence d’amino-acides essentiels. -
Lewes a essayé à la suite de ces travaux, les hydrolysats par la bouche dans les gastro-entérites. Ses premiers résultats furent décevants, car les solutions étaient trop concentrées (2 %). Avec 1,25 % et 43 % de glucose, il n’y a plus d'irritation de l’estomac. Ils donnent ainsi 2,2 gr. par kilo pendant la diète de 24 à 48 heures. Ils estiment qu’ainsi on évite la période d’inanition, que la deshydratation est prévenue et qu’il n’est plus nécessaire de faire de l’administration de sérum par voie parentérale.
Gunn (1945) pour masquer le goût désagréable mélange l’hydrolysat à du lait sec, 3 à 4 fois son poids ou avec du lactose ou du dextrimaltose. En cas de deshydratation déjà instaurée, il propose le sérum suivant :
250 cc. à 10 % d’hydrolysat 200 cc. de plasma 400 ec. de sérum salé 100 cc. de sérum glucosé à 50 % 25 ec. solution méthionine à 4 % 25 cc. solution de cystine à 4 % 0,5 ec. solution d’acide ascorbique 10
Dans les diarrhées cholériformes, Hartman donne par voie intraveineuse un mélange de Ringer, glucose, amigen
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et sang total et par la bouche quelques petites quantités u amigen, glucose, seis (19 à 49 cc. suivant l'age toutes Les 2 heures). Cette thérapeutique est continuée de 1 à 6 jours avant de pouvoir reprendre sans danger l'alimentation lactée.
Entin Dodd rapporte le cas d’un enfant soumis à une veinoclyse durant 15 jours pour des vomissements et diarrhées chroniques; même sans donner de l’alimentation puccale, il est arrivé à une augmentation de poids en donnant du plasma, du glucose, du sang total et de l’hydrolysat de caséine, à raison de 150 cc. par kilo de poids et 80 cc. de solution salée. Mais la contamination de la caséine hydrolisée et l'infection des points d'injection ainsi que les thrombo-phlébites posaient un problème considérable et il avait dû employer un système complètement clos et stérile.
Cependant, il ne ressort pas de ces essais que les hydroivsats de protéine améliorent beaucoup les désordres gastro-intestinaux. Ils n’ont aucune influence sur les vomissements et la diarrhée : leur action n’est qu’indirecte. Lis empêchent l'installation d’un bilan azoté négatif, la dénutrition protidique qui s’accompagne toujours d’une répercussion sur l’état général : anémie, moindre résistance à l’infection et aux intoxications, lésions hépatiques. L’utilisation des acides aminés dans ces cas là, est à rapprocher de leur emploi, lors du déchocage chirurgical, pour prévenir la maladie post-opératoire. Il ne doivent pas prendre le pas sur les autres thérapeutiques classiques des gastroentérites. |
Darrow estime que bien souvent, ils excitent la motricité gastro-intestinale et qu’ils ne sont pas bien supportés. Nous verrons à propos de nos observations l’opinion que nous avons pu nous faire à ce sujet.
Des résultats beaucoup plus spectaculaires ont été obtenus dans les cas de troubles de la nutrition, si fréquents chez les nourrissons. De telles observations ont été pu-