ABS
bliées sur l’administration des acides aminés aux prématurés et aux hypothrepsiques.
Alimentation des prématurés.
La faiblesse fonctionnelle des débiles et prématurés se retrouve dans 3 domaines : température, respiration et nutrition. La régulation de la température et de la respiration ne présente guère plus de difficulté pourvu que les conditions de respiration telle que l’apnée ne soit pas due à une hémorragie méningée. La nourriture, par contre, est un problème plus compliqué à résoudre.
Il est entendu que le lait humain est préférable aux autres pour les enfants prématurés et les bébés de cette catégorie ne sont pas mis sans danger à la nourriture artiticielle. Toutefois, le lait maternel n’est pas aussi nutritit pour les enfants prématurés que pour les enfants nés à terme.
Une autre difficulté dans la nourriture des enfants prématurés est l’apport de calories en nombre suffisant sous un volume réduit.
Ceci est capital pour les enfants d’un poids inférieur à 1 kg. 500, or le lait de femme avec ses 706 calories au litre doit être donné en quantité trop importante pour la capacité de l’estomac, d’une part, et le pouvoir digestif des glandes intestinales, d’autre part.
Citons à ce sujet, le récent travail de Gordon, travail qui etonne les pédiatres français, pour lesquels le lait de femme est irremplaçable chez les prématurés, mais travail qui met l’accent sur le faible apport calorique du lait de femme. Il compare les gains de poids obtenus entre le 7° et 28° jour chez des prématurés nourris respectivement avec du lait de femme, du lait évaporé additionné de dextrine maltose et du lait en poudre avec une ration quotidienne dans chacun des cas de 120 calories par kilo de poids :