ARTE
16 enfants au lait maternel gagnèrent en moyenne 12,5 gr. par Jour.
39 au lait évaporé prirent 14,1 gr. par jour.
67 au lait en poudre 1/2 écrémé eurent un gain moyen de 15 gr. par jour.
Les auteurs concluent à la supériorité du lait de vache pour l'alimentation des prématurés et surtout des plus petits « prématurés » où la différence des gains de poids est encore plus en faveur des laits artificiels. Cette supériorité du lait de vache et particulièrement du lait 1/2 écrémé tient à sa richesse en protides et peut être aussi en substances : minérales.
Pour alimenter les prématurés on a essayé aussi d’enrichir l’apport nutritif avec des petites quantités de lait concentré sucré, de la caséine, du caséinate de calcium et du glucose.
Chez les prématurés le rôle des protides est essentiel; en effet les enfants nés avant terme ont été privés des apports d’amino-acides par le sang du placenta et ils n’ont plus, par la suite, qu’un apport de protides alimentaires indivisées. Il semblait logique d’administrer des amino-acides facilement absorbés par l’intestin. Et de fait l’adminisiration de lait de femme enrichi d’un mélange d’amino-acides essentiels s’accompagne d’un gain pondéral correspondant à la synthèse des protides compte tenu de l’eau qui imbibe ces nouvelles protéines.
Magnusson traita ainsi en 1943, 30 prématurés avec l’Aminosol glucose à la dose de 2 gr. 5 par kilo, la préparation étant mélangée au lait maternel à la dose de 1/20 ou 1/17.
Dans la plupart des cas, le mélange fut donné par la bouche; chez les enfants plus âgés pour masquer le goût on donnait l’hydrolysat en poudre. Le dosage parfait dépendait de la tolérance digestive : à fortes doses les enfants vomissaient. Cependant 10 ec. (2,5 d’amino-acides) par kilo de poids fut administré sans troubles. Cette dose était peut
être inutilement forte pour quelques bébés, car elle produisait un gain trop fort et des doses moitié moindre suffisaient souvent.
Un point particulièrement intéressant est l’effet produit par les amino-acides pendant les premières semaines de la vie; c’est à ce stade que la difficulté d'obtenir une augmentation de poids par le lait de femme seul devient parfois très grande, en outre, l'instabilité pondérale est accusée à ce moment-là.
Chez le même prématuré, on donnait alternativement une semaine du lait de mère, une semaine du lait de mère additionné de quantité équivalente de caséine non hydrolysée; on remarquait une augmentation de poids bien plus grande lors de périodes d’amino-acides; les chiffres dans un cas ont été de 280 gr; 250 gr.; 270 gr.; contre 130 gr., 160 gr., 65 gr. sans amino-acides (Fig. 1). Dans un autre