S LU
Pit dnus Sulreste MIOURS ARE AN A NE CI RSR RCE cas de 265 gr., 350 gr., contre 145 gr. et 40 gr. et ce n’était donc pas là une simple question d’apport calorique, mais bien de synthèse d’albumine à partir des amino-acides. Autrement dit l’enfant avant terme ne peut assimiler complètement la caséine non transformée.
ie
Pour éliminer la possibilité de gain de poids à partir des éléments minéraux contenus dans la solution de l’hydrolysat, un bébé reçut en comparaison de l’hydrolysat, puis les résidus minéraux de la préparation et l’effet de croissance des amino-acides fut encore démontré.
Enfin, comme l’enfant avant terme est extrêmement sensible, il est recommandé d'employer pour l'absorption buccale un mélange d’amino-acides aussi pur que s’il était donné par injection intraveineuse, et encore une fois une courbe de poids mit bien en évidence, la différence qu’il pouvait y avoir avec un hydrolysat qui n’était pas aussi purifié,
Les auteurs rapportent le cas de triplés nés 6 semaines avant terme. Le premier de 2.030 gr., les deux autres de 1.850 gr. et de 1.650 gr. Le premier nourri au lait de mère, prit 530 gr. en 38 jours; les deux autres « supplémentés » avec de l’Aminosol glucose prirent respectivement 970 et 960 gr. durant la même période de 38 jours.
L’addition d’Amino-acides en principe doit être interrompue vers la fin du second mois, l’apport pondéral de Palimentation supplémentaire se faisant moins sentir. Ainsi plus de 100 enfants suivis par Jorpes, Wretlind et Magnusson reçurent du mélange d’amino-acides sans aucun trouble digestif accusé, tout au plus quelques regurgitations. L’absorption de ce mélange produisait dans tous les cas une très nette augmentation de poids, plus grande que dans le régime lacté seul.
Hypothrepsie.
De beaux résultats ont été obtenus avec l’emploi d’acides aminés dans les troubles nutritifs du nourrisson à titre de complément alimentaire,
L'idée d'administration d'acides aminés dans l’athrepsie est ancienne, elle remonte à Ribadeau-Dumas et Fouet, en 1924.
tr
Ces auteurs estimaient que la déficience fonctionnelle des tissus entraînait une intolérance alimentaire, en particulier pour les graisses et les protéines. Cette intolérance conduisait à éviter la barrière intestinale et à introduire plus directement par voie parentérale des solutions isotoniques dans le but de stimuler les phénomènes nutritifs qui président à la réparation tissulaire.
Ils avaient été frappés, en outre, qu’à la suite d’injections thérapeutiques de sérum antipneumococcique chez des nourrissons atteints d'affection pulmonaire, il s’en suivait des augmentations de poids persistantes. Cette persistance bien différente des gains éphémères des injections hydriques pouvait être considérée comme une véritable fixation crganique du sérum ou de ses composants, vraisemblablement les protéines ou leurs acides aminés. Mais l’emploi de la méthode était limité par la possibilité d'accident sérique. Pour les éviter, Ribadeau-Dumas s'appuyant sur les expériences d’'Henrique, et Andersen d’équilibre de la balance azotée par injection d’acides aminés dans la circulation, tenta l’alimentation parentérale des athrepsiques avec une mixture d’amino-acides isolés de la caséine du lait de vache. L’adjonction de ce complexe au sérum antipneumococcique au taux de 1 à 2 pour cent n’a paru entraîner aucun avantage. Les acides aminés furent alors dissous dans du sérum glucosé à 3 %, les concentrations supérieures donnent lieu à des réactions douloureuses et inflammatoires. Les doses quotidiennes ont été en movenne de 30 à 100 cc. Elles se sont toujours bien résorhées, parfois apparut une réaction fébrile à 38°. i
L'action thérapeutique fut, par contre, difficile à déterminer en raison des variations de l’alimentation. Les auteurs se demandaient, en outre, si les échecs ne venaient pas de la composition de la mixture en amino-acides, composition quantitative et surtout qualitative. Nous avons vu
ci-dessus ce qu’il fallait penser des mélanges d’amino-acides incomplets.
A la même époque E. Lesné et Ch. Richet fils, publient leurs résultats avec un sérum aminé qui comprend 4U gr. par litre d’acides aminés, 40 gr. de glucose et 7 gr. de sel. Ils l’emplovaient en instillations intrarectales à la dose de 50 cc. par jour; sur trois enfants paraissant voués à une mort certaine, 1 échec complet, 1 succès transitoire et éphémère, 1 succès définitif. Aucune conclusion ferme n’était possible, mais provisoirement les auteurs admettaient que: le sérum aminé en instillations intrarectales pouvait donrer de très bons résultats. Chez les enfants plus âgés, ils avaient essayé de voir les modifications dans le débit de V’urée, après instillations intrarectales de 100 ce. à 150 cc.; ils n’ont rien observé de net.
Mais ce sérum était très imparfait et n’a jamais pu être employé par voie parentérale.
Une impossibilité technique de préparation devait mettre en sommeil ces essais jusqu’à l’avènement des hydrolysats de protéines.
Avec les hydrolysats de caséines les expériences que tirent Shohl et ses collaborateurs en 1939, sont alors particulièrement instructives, car chez les enfants de tout âge ils étudièrent l’alimentation normale avec les amino-acides administrés per os ou en intraveineux.
Par la bouche, il donnait du Nutramigen en solution, et en comparaison du lait évaporé. On donnait en cinq fois 110 calories par kilo, soit 165 ec. par kg. ou 0,52 d'azote. Par voie intraveineuse, il donna de l’Amigen. Les selles et les urines étaient collectées plusieurs fois par jour. Voici les résultats qu’il obtint chez un athrepsique de 3 kg. 200 en comparant le lait et la nourriture d’amino-acides.
EEE nr
Azote Azote URINES Azote 2 ER Le ec Urée Azote Aminé (gram.) D —— Azote apporté Azote total Azote total Azote total Lait RS SRE DT 3,8 24 0/0 13 0/0 84 0/0 3) 0/0 Mélange A. A. .. 3,64 23 0/0 | 11,8 2/0 82 0/o DOC
Les résultats sont tout à fait comparables. Un athrepsique est capable de se nourrir avec un mélange d’aminoacides. La contenance en amino-acides de l’urine est cependant supérieureavec le Nutramigen qu'avec le lait (1,5% de l’azote seulement). Il fait remarquer que l'azote excrété dans les féces est moindre qu'avec le lait; ceci est important, car nous savons que l’athrepsie se caractérise par une augmentation de la déperdition azotée par les féces.
Chez le même athrepsique des comparaisons furent faites entre l’alimentation avec amino-acides per os et intraveineux; voici les chiffres.
Azote Azote apport |retenu |. Féces | d’Azote | Azote Azote Azote Azote Azote total total uréique | aminé total Mixtures d’A. A. 1,69 | 19 c/o | 7,2 0/0] 0,56 0,057 0,69 Mixtures d’A. A..| 1,72 | 220) | 0,&0/, || 0,61 0.047 0.80 Intra-veineux...| 2,73 210) — 0,90 1,139 1,46
S'il était ainsi prouvé que l’athrepsique était capable
d'assimiler les hydrolysats de protéines qu’on lui fournissait, il était également prouvé que la balance azotée était plus facile à équilibrer avec les injections intraveineuses.
Plus tard, en 1943, Shohl, May et Schwachman reprirent