SOUS
il a été superbe; il a rendu admirablement les cerfs, les élans, les gazelles, tous les bondissants et tous les agiles; il a été surtout inimitable et unique devant les serpents. Faut-il le reconnaitre? c'est le cheval qu'il a... comment dire? le moins triomphalement rendu. Il semble avoir plus interprété que de coutume. C'est qu'ici, peut-être, la bête en action, dans le plein mouvement de ses formes, ne se ressemble plus à elle-même en repos ou morte.
D'autre part, on sait de quoi se compose une articulation : outre les os qui s'emboitent l'un dans l’autre se trouve une liqueur, la synovie, l'huile du rouage. Il y a du jeu, et non adhérence complète pendant le mouvement. Barye n'a-t-il pas été amené à mesurer trop court, ne pouvant souvent opérer que sur l'animal immobile? N'est-ce pas à cela que l’on doit attribuer ce je ne sais quoi de concentré, de condensé, qui distingue sa manière? Je ne le crois guère. Il aimait
par tempérament, par nature, par style, les formes trapues, indice de force, de
même que Jean Goujon aimait l'élégance des formes long