LION LA PATTE L
Esquisse variante du lion de 1833.
peut être exacte que sur la figure de l’homme, et pourtant Casanova n'a point fait cette faute tout seul. Le grand peintre de la Communion de saint Jérôme l'avait devancée avec presque la même pensée, qui ne peut avoir d'excuse que l’allégorie. Le lion de cette sublime page de peinture est un mortel comme nous; il s'associe de cœur et d'esprit à l’action solennelle qu'il a sous les yeux. Ce lion est un moine moins le froc, plus la crinière ; le roi de l'A #as comprend trop l'Eucharistie. »
Ce judicieux passage détermine bien le caractère de la figuration de l'animal avant Barye, et, soit dit en passant, il prouve que le sculpteur n'a pas été, à ses débuts, aussi méconnu qu'on voudrait le faire croire. La portée de son œuvre avait été saisie, dès les premières manifestations, par la critique clairvoyante.
Mais Barye nous a laissé une variante précieuse de cette œuvre. Elle a les dimensions de l’esquisse, et méritait, ainsi qu'elle l'a été, d'être fondue en bronze.
Dans cette première pensée, le lion à la patte gauche levée et écartée comme