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s est appe le Baryc n'avait livré à ses contemporains qu une série, quelque longue
qu'elle fût, de ces statuettes mythologiques, sa gloire eùt-elle été la même ? Quant au candélabre lui-même considéré au point de vue du parti déco-
ratif, on peut le juger dans l’ensemble des ouvrages très considérables par le
nombre qu'il a produits, et qui étaient destinés à l’ameublement des gens de goût. Non seulement en effet Barye a exécuté d’autres candélabres tels que : un candélabre antique à trois lumières décoré d'arabesques et de chaines, surmonté d'une cigogne, — un candélabre à trois lumières, style Charles VIT, — un candélabre grec à dir lumières, — un candélabre à douze lumières composé de fruits, feuilles el racines de pavots, serpent à la lige, et surmonté d'un oiseau : — ce dernier d'une aspérité de formes inquiétante pour la main qui veut le
SuSil, — mas encore 11 a modelé des flambeaux, des bougeoirs, un lustre à
trente lumières, des coupes, des brüle-parfums, des cadrans, des socles en bronze,
ou en marbre orné de bronze pour ses statuettes, des garde-cendres : l'un dit antique, Vautre avec deux aigles et crocodile, un encrier,.…. etc.
Un animal quelconque entre-til dans la composition, vous êtes sûr de trouver un charmant détail. C'est une tortue sur laquelle s'appuie le pied d'un flambeau ou repose le socle d'un candélabre. C'est un faisan perché, un oiseau qui vient de se poser et dont les ailes semblent battre encore; c'est un serpent qui
s'enroule autour d'une tige. Tout cela est individuel, rare, délicat, et tout cela,
ou peu s'en faut, a été reproduit isolément, ou est entré, avant ou après l’e culion, dans une composition.
Mais l'accessoire reste le principal au point de vue du charme et du goût. Barye,
— pourquoi hésiter à le confesser ? — ne triomphait pas dans le parti à tirer de la
ive, non dans la facture
flore décorative. Il lui prètait une certaine apparence m bien entendu, mais dans l'arrangement, Aux heures de délassement, et comme pour reposer ce pouce fatigué de modeler des fauves rugissants ou dévorants, il a pu s'exercer à de délicats entrelacements de branches et de feuillage, chercher des sujets moins sévères, où même vouloir par nécessité tenter la bourse d'un publie moins raffiné; mais encore qu'il y eùt réussi, il n'a jamais manié l'ornement
une manière
que d'une façon ordinaire. La preuve en est qu'il n'a pas lais: spéciale, un style. Le sens de l’ornementation est une faculté spéciale. Le
vrai Barye n'est pas là. Son génie est ailleurs.
Il est, son génie, sur la base du monument commémoratif des journées de 1830, au pied de cette colonne de la Bastille, où passe le Lion, une de ses œuvres les plus belles. Monumentale et grandiose, voilà les deux épithètes que mérite une telle statuaire. L'éloge peut sans crainte monter jusqu'au lyrisme, tant est majestueuse la démarche du fauve superbe, tant est sereine la toute-puissance de son attitude! Par une coïncidence heureuse, le lion était le signe zodiacal de juillet, de ce mois où s’accomplit la révolution. Quelle largeur dans l'indi-
cation des plans, quelle ampleur de silhouette, quelle représentation de force, de
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