‹ L'uvre de CorotChapitre 6 sur 59 · VENTE · texte numérisé non relu

VENTE

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(Fig. !,7, 58 et 59). — Croquis d'album ; l'alie, 1834.

(Fig. 60). — Veni:

Le baptistère de St-Ma

l'étape décisive du tendre rêveur. Ce pays est celui où la mémoire magique du géographe fantaisiste viendra chercher les Tempes idéales et les nymphées idylliques. Du lac de Garde au lac Majeur, de Riva à Baveno, la campagne aux horizons mystérieux lui appartient; c'est, après Ville-d'Avray, sa seconde patrie adoptive. De là viennent ses douces chevrières, sœurs de l'antique Galatée. C'en est une qu'il a rencontrée sur le vapeur de Desenzano et dont la naïve candeur a séduit son crayon {Fig. 57). Son image alterne sur le petit album, selon le hasard du feuillet que vous tournez, avec une accorte lavandière, un capucin {Fig. 59), un lazzarone déguenillé, ou bien encore un couple de Milanaises aperçu furtivement derrière un pilier (Fig. 5<Ç).

Milan n'arrête pas Corot. Arrivé le 27 septembre, il repart le 28 pour Côme. Encore un lac bleu; encore un décor de montagnes dans une lumineuse atmosphère. Nouvelle explosion d'enthousiasme, expressive dans sa concision. " Beau pays, beaux arbres, beaux terrains », écrit le voyageur ravi. Il ouvre une fois de plus sa boîte pour enlever lestement une vigoureuse pochade de la ville, blottie aux pieds des croupes alpestres et mirant le dôme de sa cathédrale dans la clarté limpide des eaux {Fig. 61). Malheureusement, le temps passe : voici octobre. Le terme fixé approche. On n'a plus le loisir de s'attarder en route. Le 3, on touche à Baveno. L'Isola Bella resplendit sous les rayons délicats d'un soleil d'arrière-saison. Corot trace amoureusement le contour de ce site magnifique. Puis, il se remet en route par Domo d'Ossola, où il couche le 6, et le Simplon, dont il se contente de prendre un souvenir en quelques coups de crayon pendant une halte. Le précieux carnet contient la mention : '' Genève, {Hôtel de la Balance), 8 octobre ».

bavard élégant d'église

Adieu donc l'Italie! La diligence côtoie les cimes du Jura. La vue s'étend au loin vers le Mont-Blanc, et Corot prend congé de lui en le dessinant. A Dole, il esquisse un dernier croquis; et puis, c'est lini. On brûle les étapes. Paris est là; voici le cher foyer, que le voyageur a quitté le cœur gros; vive la famille!

(Fig. 6i). — Corne, 1834.

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