ÉTUDE
(Reprod. d’après la lithog. originale.)
entière à tous, et tous en voudraient des morceaux.
C’est la bataille, disais-je.
Or, à cette bataille quel dénouement souhaiter?
La victoire?
Par un contresens immanent à l’absurdité sociale, la notion du triomphe, en art comme en tout, est devenue négative, comportant uniquement le suffrage des sots. Car les mêmes — parmi ceux qui comptent — savent ce qu’on doit admirer en Gauguin et ce qu’on peut admirer en Besnard. Par quel prestige d’erreur celui-ci, donc ! si ce n’est pas des deux lui que les mêmes estiment le plus haut, apparaît-il un triomphateur, quand l’autre un vaincu, si ce n’est qu’entre eux aux moindres et, justement, pour de gracieuses tares est allé le flottement inconscient — non pas de la Foule, sainte et infaillible, — mais des snobs, béants?
Heureusement, quand la mode a fait son passage de bruit, quand recommence sur une destinée le silence qui lui permet de révéler d’un mot définitif, accompagné d’un geste dont les plis ne seront plus dérangés, sa propre vérité, la gloire et la victoire reprennent leur acception positive et deviennent propriété de qui les paya de ce loyer fatal de la temporaire défaite.
Je dois donc souhaiter celle-ci à de Groux, si je crois qu’il mérite la victoire.
Charles Morice.
ÉTUDE POUR JÊZABEL (D’après la lithog. originale.)